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 Shitakomi

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Taekira Shitakomi

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♠ Identité de votre personnage
Race: Kimyōna C
Age: 26 ans
Métier: Ancien employé de mairie

MessageSujet: Shitakomi   Mer 23 Mar - 0:28


Taekira Shitakomi

« Partout où il y a la lumière, il y a l'ombre »


۞ NOM : Shitakomi
۞ PRÉNOM(S) : Taekira
۞ SURNOM : Tawa
۞ AGE : Vingt-six piges
۞ NATIONALITE: Japonaise
۞ LIEU DE VIE : En mouvement
۞ PROFESSION : Employé de mairie
۞ GROUPE : Civil
۞ AFFILIATION : Bonne question
۞ KIMYONA ?  : Oui
۞ SI OUI, QUEL EST VOTRE DON ?  : Acuité

۞ AVATAR : Lee Byung-hun
۞ DOUBLE COMPTE ? NON
۞ PREDEFINI ? : NON


DESCRIPTION PHYSIQUE

Six heures, c’est l’heure du réveil. Au milieu du plumard et enfoui sous l’édredon, un bras pourvu d’une peau impeccable et sans irruptions passe sous le plumon pour faire taire le réveil. Pas de difficulté pour se sortir de cette presque-prison. La routine, Tawa la connait. Devant la fenêtre et témoin du joli levé de soleil en panorama, l’homme ne peut s’empêcher d’esquisser un petit sourire en guise de satisfaction, annonciateur de la bonne journée. Une fois dans la salle d’eau et baignant dans les nouvelles annonces balancées à la radio, c’est le moment de se débarbouiller. Un coup d’avant-bras faisant office de chiffon retire la buée sur la glace, dévoilant le visage d’un jeune homme à la fine pilosité noiraude et aux cavités oculaires légèrement creusées. Le voilà qui dépose une noisette de mousse au creux de sa main pour débuter un rasage lent et précis. Oui, car toutes les fois où Taekira s’est retrouvé avec des estafilades au niveau de sa mâchoire bien carrée lui ont servi de leçon. Frais comme un gardon, le gratte-papier rebrousse chemin vers sa chambre en ayant pris soin de ranger impeccablement les pièces dans lesquelles il s’est rendu pour enfiler son nouveau costume. Dans la garde-robe ne sont quasiment pliés que des vêtements jugés par la catégorie moyenne « de luxe », profession oblige. Maillot de corps enfilé valorisant sa silhouette effilée et athlétique, le scribouillard enfile son tout frais costume lui séant convenablement. Il aime ce nouveau costume, bien que -mis à part ses petits sourires de ci de là- Tawa n’est pas quelqu’un de très émotif  et ne montre pas forcément sa satisfaction à travers le miroir. C’est comme ça qu’il a été élevé et s’est élevé. Maintenant, l’employé de bureau est prêt pour la journée de travail, se déplaçant à pieds lorsque la situation l’oblige dans une posture parfaitement droite, petite valise à la main. En société, il s’agit là d’un homme qui ne laisse rien paraitre tant au niveau physique que mental. Toujours paraitre sous son meilleur jour, c’est comme ça que la société l’a conditionné.  


DESCRIPTION MENTALE

Si on pouvait juger Taekira dans sa globalité, nous aurions là l’employé de bureau –presque- parfait. Respectueux, silencieux et adorateur du travail bien fait, ces valeurs lui auront valu d’être reconnu auprès du maire de la ville où il réside, lui offrant une place de choix au sein de la mairie. L’éducation des Shitakomi est comme qui dirait classique au Japon, se résumant à s’assurer un avenir serein et d’honorer l’image de la famille tant du côté professionnel que disciplinaire. Pour ce qui est des relations, Tawa se contente du minimum. Après le travail, rien ne la jamais empêché de se rendre de temps en temps dans une salle de jeux pour parier quelques mains au poker, boire un verre ou même flirter quand l’envie lui prend. Quelques activités dont son père –par exemple- ne serait pas fier mais qu’il assume totalement, jugeant savoir et vouloir garder le contrôle sur sa vie. Le monde dans lequel il vit et l’insécurité grandissante ne l’enchante pas forcément et le force à rester lucide au cas où. Le rond-de-cuir aime analyser les choses d’un esprit logique et ne veut pas rentrer dans le moule au niveau croyance et assimilation des informations balancées par les médias. Son caractère bridé et assez renfermé le force à garder certaines choses pour lui, accordant rarement sa confiance pour rester le plus neutre à l’égard de ses fréquentations et aussi pour n’ajouter aucune balle dans le chargeur d’un potentiel nuisible. Toutefois, derrière cette carapace bat un cœur non étranger aux sentiments. Et Dieu sait que dans une situation ne laissant place à la réflexion, moindre sont les chances de jouer les solitaires.    





VOTRE DON

Vous voilà tranquillement attablé dans ce chic restaurant avec en face de vous cette jolie femme qui ne vous laisse pas indifférent. Vous voilà en train de discuter tranquillement quand, soudain, un flash apparait. Mais pas n’importe quel flash, non. Dans celui-ci apparaissent des images, plus ou moins distinctes. Dans le cas présent, vous vous voyez seul à l’avant du restaurant en train de fumer une cigarette, le col du costume totalement débraillé. Ne cherchez pas plus loin, la nature vous a fait don de l’Acuité. Mais que s’est-il passé exactement ? C’est simple, votre pouvoir vous a prévenu que la soirée allait se terminer devant la télévision, sans suite à votre entreprise. Pardon ? Vous ne me croyez pas ? Soit, laissez le repas se dérouler sereinement et nous en reparlerons.

***


Tu ne serais donc pas prêt à t’engager dans une relation ?
J’ai bien peur que non, mon travail ne me le permet pas.
La déception se lit sur le visage de la demoiselle qui, dans une inspiration, vous fixe de sa paire d’yeux de biches pour abréger toute cette mise en scène. Nous ne voulons pas la même chose. Tu me vois navrée de partir, mieux vaut que nous en restions là.
Mais… Kiyu-chan, attends, reviens ! Que vous lui lancez d’un air bredouille, gérant mal le retournement de situation. Et merde ! Renchérissez-vous en jetant le petit bavoir contre la table en desserrant frénétiquement votre cravate, celle-ci vous faisant littéralement suffoquer pour paraître soigné aux yeux de la dame. Serveur ?! L’addition siouplait. Et… ajoutez une cigarette à la note. Quoiqu-
Alors, toujours sceptique ?

***

Pour résumer, l’Acuité se résume à un don de divination à échelle courte. C’est-à-dire qu’on ne pourrait pas deviner une action le lendemain, même dans une heure. –du moins au départ-  Pour un Kymyona découvrant ce pouvoir, les flashes surviennent quand « bon leurs semblent » et peuvent autant annoncer une brulure de la langue du au thé trop chaud ou à un cinglé vous braquant son flingue contre la tempe. Toujours dans la description du pouvoir en tant que débutant, seul la vue semble être le sens témoignant de l’existence de votre don surnaturel. Plus tard, peut-être que des sons viendront s’ajouter à vos visions, et ainsi de suite.    





VOTRE HISTOIRE

A Aoki, ma petite sœur qui j’espère est bien là où elle est.
A mes parents pour ma réussite qu’a engendrée leur éducation à mon égard.
A mon grand frère qui, selon son jugement, est sorti de prison il y a quelques temps de ça.

***

Mon nom est Taekira Aoiki Shitakomi, Aoki en hommage à ma petite sœur. Pour l’anecdote, j’ai fait mien ce prénom à mes quinze ans, lorsque cette bougie est venue au monde, malheureusement éteinte. Beaucoup me disaient à l’époque que le geste était bête, irréfléchi ou réceptacle à de la pitié, de l’empathie. Hors il n’en est rien, mon choix a aussi été fait en souvenir de ma grand-mère maternelle, croyance dans la famille nous confortant dans le fait que son âme se serait insérée dans le corps sans vie de cette petite. Personnellement, je n’y crois pas forcément dur comme fer, mais l’idée m’apaise et ne m’attriste pas plus que ça. Au contraire, tout ça me donne la force lorsque je ne sais plus où la trouver.

Passons, ce n’est pas forcément mon genre de m’étaler sur ce genre d’histoires jugées « bien trop » personnelles.  Mais aujourd’hui, me voilà dans une situation me forçant à refaire le point sur ma vie. Je vais déblatérer et m’exprimer comme je le souhaite, simplement parce qu’à l’heure actuelle, j’ai absolument tout perdu et un peu rien à foutre de ce qui peut m’arriver. Tu dois surement t’en taper vu ton caractère de merde et les possibles horreurs que tu as du vivre durant ton incarcération. Je peux aussi parfaitement comprendre que même l’idée de penser à ma sale tronche doit t’être égale d’une force inimaginable. Evidemment, ce mutisme venant de toute la famille à du te renfrogner au plus haut point. Mais la situation n’est plus à la rigolade ou aux jérémiades et je te demande de me laisser une chance pour m’expliquer, et rester soudés avec ceux qui nous sont le plus proches est l’idée à adopter le plus rapidement possible.
D’ailleurs, j’écris à en perdre mes mots et ne sais même pas si tu vas recevoir cette lettre. Je me suis quasiment ruiné à payer ce passeur pour que mon paquet soit transmis à ta dernière adresse connue, encore faut-il que tu y sois. Aujourd’hui je n’ai plus rien à part toi et nos parents, et même si tu es déjà au courant de la situation au Japon, il me tient à cœur de te faire part de tout ce qui m’est arrivé jusque maintenant. Si ça se trouve, ce ne sera même pas toi qui liras ces pages donc voici un aparté dans la mesure où ce cas surviendrait.  

***

Myuzan, toi cher collègue qui aura osé me balancer à la Brigade Spéciale, si mon corps serait muni d’un caractère plus vénal, ton crâne serait déjà aéré d’un bon chargeur de gros calibre. Penser un seul instant que je voulais me faire Yume montre bien à quel point tu n’es qu’un jaloux frustré et qui n’arrivera jamais à rien. De la jalousie pure et simple, espèce de vipère. Je me serais néanmoins bien vengé. Si nous nous recroisons et que tu lis ceci, pourras-tu quand même me dire si tu as aimé la petite quenelle ?

Yume, sache que je ne t’en veux absolument pas. Tête en l’air comme tu es, je peux comprendre que tu n’as rien vu venir non plus. J’espère tout de même que tu es en sécurité et n’a pas essuyé de retombées par ma faute. Enfin « par ma faute », je n’ai absolument pas choisi cette situation.

Vous, les hommes venus m’arrêter, sachez que j’ai pris un malin plaisir à vous semer et que je le referais encore autant de fois que nécessaire. Plutôt mourir que de servir une telle bande de bâtards.

Monsieur le Maire, j’ai toujours eu du respect et de l’admiration pour vous. La déception me tare car j’aurais bien voulu rester à vos côtés pour vous épauler dans votre fonction. Je suis prêt à parier que les habitants de Gahara sont fiers que leur ville soit représentée par un homme de votre trempe.  

Et à toi, celui à qui j’ai confié ce papier…mêle toi de tes affaires ! Je ne t’ai pas payé à fouiner.

***

Tu as un bon fond, grand frère. Bien que tu ais agi d’une manière irréfléchie en vengeant ton meilleur ami lors de cette manifestation, tu restes mon frère. Tu sais pertinemment comment est le système, mais tu as tué ce soldat, entêté comme tu es. Bref, je ne suis pas là pour te juger. Au point où nous en sommes, ça ne sert plus à rien.

A mes seize ans, lorsque tu es parti, ce n’était plus la même chose. Bien que nos rapports ne fussent pas des plus développés, ce n’était plus la même ambiance à la maison. Papa était très déçu et n’a pas arrêté de vociférer à ton sujet pendant un mois non-stop pour ne laisser place ensuite qu’à des paroles grommelées lorsque j’avais le malheur de t’évoquer. Chez Maman c’était plus discret, et sont venus ensuite ses problèmes de santé. Oui Ryoku, tu ne le sais probablement pas mais Maman a complètement perdue la tête à l’heure actuelle. C’est de plus en plus éprouvant d’aller la voir et avec mon travail à la mairie qui me prend beaucoup de temps, peut-être pourrais-tu commencer à comprendre mon absence vis-à-vis de la famille. Surtout que tu n’as pas arrangé ton cas en cumulant les chefs d’accusations lorsque tu profitais du peu de liberté qui t’étais accordé. Dix ans d’emprisonnement, j’espère pouvoir te reconnaitre si nous nous revoyons.

Jusqu’à mes dix-huit ans ce n’était là que la vie banale d’un adolescent ; Qui découvre les filles, les bagarres en bande et les premières mises aux jeux d’argent. Certes, dit comme ça, ça pourrait me donner un air de jeune voyou mais même nos parents si disciplinaires savaient pertinemment que tout Homme ayant vécu une bonne jeunesse est passé par là et ce malgré les engueulades bien sévères de Papa. –Mais ne va pas croire que je m’estime vieux à l’heure actuelle hein !- Ensuite, ces activités se sont montrées de moins en moins présentes au profit des études. Je n’avais jamais arrêté de jouer au poker jusque maintenant, soit dit en passant. Et je suis même mis au sport, qui l’eut cru ! Sport de combat, natation, footing et j’en passe. Il fallait que je me vide pendant cette période tellement stressante, entre le manque de bourse pour subsister dans ce petit appartement ou les professeurs s’acharnant à nous bombarder de devoir, une échappatoire –saine de préférence- était obligatoire. Malgré mon caractère de plus en plus sérieux et responsable au fil du temps, je n’étais pas forcément le meilleur que ce soit dans les activités annexes ou pendant la préparation du diplôme en économie avec option anglais –que j’ai encore du mal à maitriser j’avoue- contrairement à ce que voulais nos parents.

C’est à vingt-deux ans que le monde professionnel s’est rapidement ouvert à moi, dans une petite agence de renseignements de notre ville natale. L’agence n’était pas très grande, et le nombre de salariés non plus. Chacun avait son morceau de table, un ordinateur et la mixité au niveau des postes…inexistante. Très redondant, et les rapports entre salariés étaient tout simplement infectes. Nous étions implicitement prévenus durant les études que les types se bouffent littéralement entre eux. Surtout que, entre nous, les conditions de travail et le salaire n’était pas réjouissantes. Mon rôle était de calculer le revenu moyen par habitants, calculer les surfaces libres du secteur –rarissimes je t’avoue- tout ça dans le but de « vendre » nos prestations à d’autres boites où a des branches du gouvernement type la mairie. Certes, je n’ai rien contre le travail répétitif, mais les conditions se doivent tout de même de donner l’envie de se lever pour aller bosser, tu ne penses pas ?

Deux ans de travail là-bas jusqu’à ce que le patron décide de mettre la clé sous la porte. Si tu lis tu vas forcément te demander pourquoi, c’est naturel. Il y a eu un soulèvement du peuple, pas difficile à comprendre. Et ça a suffit au boss pour rendre le tablier, prétextant l'insécurité grandissante dans la ville. Quel couard n'empêche. Pour l’histoire, nous étions tous en train de travailler dans ces locaux transformés en sauna en plein après-midi quand une annonce à la radio a été lancée. Une manifestation était entamée dans Gahara, qui commençait à tourner de plus en plus à la violence. Les autorités recommandaient à la population de rester à l'abri jusqu'à nouvel ordre. Les filles avaient peur et certains mec, dont le directeur avaient pas mal la flippe aussi. Moi de même, loin de moi l’idée de le cacher mais j’arrivais à rester concentré, au taquet. Au bout d’un moment les policiers sont arrivés et nous ont rassurés en nous disant que le secteur était sécurisé. J’aurais pu rester serein si je n’avais pas entendu que le quartier où Papa vivait était encore en train d’essuyer le mécontentement des manifestants.

Tu connais mon caractère impulsif de quand nous jouions et trainions ensemble à l’époque, je n’ai pas attendu une seule seconde pour me mettre à courir comme un cinglé. J’suis un rapide de nature, et ces balourds en gilet pesant des tonnes n’ont même pas su me rattraper. D’ailleurs ils m’ont laissés filer, et je me retrouvais en train de déambuler dans les rues à en perdre haleine car, oui, je n’avais pas de voiture à l’époque. La tension était palpable dans le quartier. Des gens gueulaient, il y avait des façades de boutiques défoncées, même. Tu connais le verdict après tout ça, des blessés et des quartiers dégradés ; Heureusement et je remercie le ciel que notre père allait très bien. Devine le meilleur ?! Il avait renversé la table du salon pour se planquer derrière avec son fusil ! HAHAHA. Bon, mettons de côté le fait qu’il ait tiré une cartouche contre le mur vu mon entrée en trombe. Dans le cas présent, heureusement qu’il est assez âgé, ses gestes ne sont plus aussi sûr qu’auparavant.  

Il me fallait absolument un autre travail après ce dépôt de bilan. Et j’ai postulé instinctivement à la mairie. Ouais, une intuition. L’idée m’est venue après avoir remué mon désespoir encore et encore dans un bar, à me souler la gueule et enchainer les clopes. Une prise de conscience tu vois, disons ça comme ça. L’envie de me morfondre ne m’enchantait pas du tout, rester dans mon coin à me plaindre comme un faible, une vulgaire merde m’a limite horrifié. On est des Shitakomi, bordel. Passons, devine pourquoi le maire a accepté de me voir ? Grâce à toi, il s’est souvenu de notre nom. Comment oublier l’affaire tu me diras. Putain, quand j’y repense t’es vraiment con d’avoir agi de la sorte. Enfin bon, ce qui est fait est. Flinguer une icône de la loi… La fatigue doit y être pour quelque chose dans ce changement d’humeur. Sans parler du coursier qui regarde par-dessus mon épaule. J’veux pas être méchant, mais il ne sait surement pas lire. Tu penses que je devrais quand même tenter de lui claquer la tête contre le mur ? Non, ce serait totalement insensé. A froncer les sourcils comme moi quand j’avais six ans quand le professeur me mettait devant le tableau avec toute la classe derrière moi quand j’osais me vanter à dire que tout ce qui était écrit au tableau était « facile ».

Je m’égare, il faut que je me concentre car je n’ai plus beaucoup de temps devant moi apparemment, il va me faire sortir de mes gonds à me tapoter l’épaule en faisant des petits signes de va et vient avec son poing. Bref, il va attendre un peu plus à la vue de mes thunes, foutu crevard. Donc, il m’accorde un entretien et nous commençons à parler de moi, de mon dossier qu’il juge bon et j’en passe. Il n’aura presque pas fait allusion à toi, dans le fond j’ai toujours solidement cru qu’il ne portait pas forcément de jugement non plus. Dans le fond, qui sommes-nous pour nous permettre de juger les autres ? C’est un homme bon, je pense que tu aurais été heureux de le rencontrer dans des circonstances plus… nobles, malgré ton caractère à deux balles. Sans trop chipoter, il accepte de m’embaucher et, c’est là que la « belle-vie » est arrivée. En effet, j’avais tout ce qu’il me fallait pour bien vivre. Un appartement à la pointe de la technologie, une voiture de fonction, des costumes tous frais payés, repassés et nettoyés à aller chercher au lavotech. Que j’étais heureux mon dieu, le paradis professionnel. Et ce n’est pas tout ! Tu vas comprendre pourquoi Monsieur Sariu est un individu en or.

Dans sa recherche de « l’employé parfait » -je cite- , Monsieur le Maire s’est penché sur les effets de l’inhibition, du stress dit plus simplement, par rapport à la qualité de vie et de travail. Ce n’est pas pour autant qu’il a suivi une formation en psychologie ou en médecine. C’est un individu curieux, aimant et droit qui voulait le meilleur pour ses salariés. Une fois les modalités du contrat vérifiées, il m’a fait visiter les locaux et plus précisément l’endroit où je travaillais pour ensuite me faire son discours sur sa vision du travail citée plus haut. Mon job ressemblait un peu au précédent, en ajoutant les avantages et un côté relationnel en plus de ça. Il m’arrivait d’avoir des gens au téléphone pour régler les soucis de fichier d’identité par exemple, les problèmes sociaux quoi. Rah, c’était si chouette. Ordinateurs holographiques, lunettes pour conserver tes yeux, climatisation, bureau nickel de chez nickel. Une salle de sport avec quelques équipements et un sol en tatami nous était disponible. Le maire adorait arriver une heure et demie à l’avance le matin pour méditer et se maintenir en forme. Admiratif de l’initiative, je l’ai suivi dans cette démarche et ai travaillé d’arrache-pied à côté pour être irréprochable. Et les collègues étaient sympas, sauf ce chacal de Myuzan, qui a vu mon embauche comme l’arrivée du petit chouchou de Sariu. –Tu comprendras pourquoi je dis ça-  

Tout allait bien pendant environ un an et demi. Jusqu’au moment où je me suis rendu compte que je changeais. Pas de n’importe quelle manière, non, laisse-moi t’expliquer. Ca commençait par des bribes, comme quand un souvenir remonte tout à coup. La première fois que ça m’est arrivé, j’étais en train de travailler quand je me suis vu en train de regarder le ciel, clope au bec. -Oui, bon, je fume de temps en temps, et alors ?- Quelques gouttes commençaient à tomber et le ciel virait au gris. Devine quoi ? La sonnette annonçant la pause à retentie, et qu’est-ce que je suis parti faire ? Ouais, m’en griller une. Et il s’est mis à doucement dracher. Le truc est que quand ça t’arrive les premières fois tu es vachement déboussolé, comme si tu n’arrivais plus à faire la différence entre le vrai du faux. Je vais avoir du mal à te décrire le truc sur le papier vu à quel point c’est spécial. Ensuite, ces manifestations -disons comme ça- se faisaient un peu plus pressantes au fil du temps. Autre cas que j’ai en tête, je me dirigeais vers le bureau du maire pour lui apporter le thé –et ne va pas croire que je suis un lèche botte, j’m’en cale de ce que les autres peuvent penser- quand je l’ai vu porter la tasse aux lèvres pour claquer de la langue, signe que c’était trop chaud. Pas besoin que je me répète, t’auras compris que ça s’est passé. Et puis je commençais à me renseigner sur ce qui m’arrivait. Secrètement, bien entendu. Pas besoin de chercher très loin, il suffisait que j’aille boire un verre dans mon bar fétiche pour écouter les actualités ou même prêter l’oreille vers quelques conversations de personnalités bien connus. Il y avait surtout ce type, parano sur les bords qui n’arrêtait pas de rabâcher que « les Kymiona sont n’importe où, peuvent être dangereux, qu’il faut se méfier des uns des autres ».  Quelques fois, ça lui arrivait de décrire ce qu’il pouvait voir sur le net, avant que les vidéos soient évidemment supprimées par le gouvernement. J’m’estime pas comme un mec con, et je savais pertinemment que la nature m’avait sélectionnée pour me ranger chez ces personnes aux dons étranges.

C’est vers cet éveil de conscience que les ennuis sont venus. T’en fais pas, tu vas comprendre. Et aux autres qui ont voulu me coffrer, j’vous emmerde encore une fois. Imaginez bien mon majeur devant vos faces de culs. Bref j’t’explique, dans mes collègues il y avait Yume. On s’entendait plutôt bien, et je voyais clairement l’intérêt qu’elle portait à mon égard. Tu sais, c’était des remarques gentilles, des petits cadeaux ou un thé pendant la pause. Forcément, je la trouvais sympathique et mignonne, et on a décidé de se voir de temps en temps après le travail. Mais, ne te méprend pas, une relation amoureuse avec une collègue ne m’intéresse pas du tout, même tirer un coup pour te dire. Elle était déçue, certes, mais comprenait. Au fil du temps je lui faisais confiance et –malheur à moi- Myuzan avait implanté un petit dispositif pour mettre son téléphone sur écoute, histoire d’épier nos petites escapades.

Et c’est un soir, alors que nous étions un peu ivres chez moi que je lui ai confié mes flashs. L’autre blaireau a tout enregistré pour qu’une bonne semaine après, toujours absorbé dans mon travail mais plus réceptif aux manifestations, j’apercevais une équipe de policiers arriver vers la mairie. Ils venaient pour moi, ont parlé avec Monsieur Sariu pour m’emmener faire une batterie de test en tout genre. J’avais beau demander où on m’emmenait, rien du tout. « Nous vous recontacterons très bientôt lorsque les résultats d’analyses nous parviendront. » Je suis retourné au travail l’air de rien et Yume est venue s’excuser mille fois. Comme quoi elle ne savait pas. Mais moi, il me fallait des réponses, et je suis passé à l’action quand j’ai su qui était responsable de toute cette situation.

Ça sentait bien trop le coup fourré. Je me suis rendu de nuit à la mairie. Je savais forcément que mon passage avait été notifié dans la base de données avec mon passe. Une fois dans la salle des machines, l’endroit où se trouve les terminaux gérant les caméras et qui répertorient toutes sortes d’informations sur les employés et les habitants de Gahara, j’ai pu remonter jusqu’au moment soupçonné où l’individu mystère a placé une puce espionne sur le mobile de Yume. Ça m’a pris du temps et le stress était palpable, mais il fallait que je le fasse. Bingo, mais mon intuition me l’avait déjà intimé, salopard de Myu’. Un plan de secours était primordial, impossible pour moi de rester plus longtemps. Je sentais clairement que ma vie et le peu de liberté dont je bénéficiais en ce monde étaient en danger.  

Le lendemain, personne n’avait remarqué la magouille de la veille et j’ai pu utiliser un petit stratagème pour faire sortir Monsieur Sariu de son bureau pour le croiser et lui subtiliser son passe pendant quelques minutes qui m’ont parus une éternité tellement j’avais la pression. Prétextant des photocopies à faire, j’ai demandé à Myuzan qui revenait des toilettes pour m’ouvrir la porte de la salle avec son badge. Chose faite, j’ai effectué un double de la carte du maire. Ça prend quelques minutes, c’est rapide avec la machine qui construit les cartes. Surtout quand l’on doit seulement faire un double. Forcément, Sariu avait pisté qu’il avait oublié son badge. Si j’avais trainé quelques secondes supplémentaires, c’était fini pour moi. Remise dans son bureau, j’étais de retour tranquillement à mon poste après une clope flinguée en même pas dix taffes. Une nouvelle fois, le soir même, je retournais sur les terminaux avec le fameux double pour effacer les bandes vidéo et mieux encore… tous mes fichiers d’identité. Taekira Shitakomi n’existait probablement plus officiellement dans la société à partir de cet instant. Du coup, t’as compris la combine ? Le fumier m’ouvre la porte, je retourne du soir et comme par hasard Monsieur le maire ne trouvait plus son badge. Certes j’étais introuvable dès le lendemain mais on aurait  pu croire à une bassesse de sa part, non ? Histoire de pouvoir voyager pour en savoir plus sur ce qui s’est passé, j’ai aussi pris soin de me rendre dans l’armoire de sécurité pour me munir de quelques équipements comme une matraque électrique, un traducteur multilingues et un flingue.

La voiture, brûlée. Mes papiers, de même. Appartement totalement vidé ainsi que mon compte, argent rapidement dépensé pour partir le plus loin possible de cet endroit. Le type qui te transmettra la lettre ira surement plus vite que pour déposer ça à ton appartement. Je n’ai même pas pu aller embrasser Papa, de drôles de voitures tournaient et stationnaient dans sa rue. Surement des agents en position pour m’espionner au cas où j’irais le voir. En espérant qu’il aille bien, je fais le serment que je ferais souffrir ceux qui oseraient s’en prendre à ma famille.

Encore une fois, je ne te juge pas et ne demande qu’à te revoir. Il me faut trouver des réponses sur ce qui m’arrive et mettre la famille en sécurité. Je t’aime.
Tawa




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Dernière édition par Taekira Shitakomi le Dim 27 Mar - 3:01, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Shitakomi   Ven 25 Mar - 8:25

Hoy ! C'est pour prévenir que la présentation est terminée.

Bonne lecture ! Et merci d'avance pour le temps accordé à celle-ci.

_________________
[20:59:18] * Yuna Tôgashi pose un flingue sur la tempe de Tawa et lui tend une liasse de billets de l'autre main

[20:59:25] @ Yuna Tôgashi : Fais ton choix.

[20:59:31] * Taekira Shitakomi déglutit

[20:59:38] @ Yuna Tôgashi : kappa

[20:59:50] * Taekira Shitakomi prend la liasse et slap Yuni avec kappa

[20:59:56] Taekira Shitakomi : '-'

[21:00:05] @ Yuna Tôgashi : Bienvenue dans la famille
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MessageSujet: Re: Shitakomi   Dim 27 Mar - 5:18

Après tes modifications, je ne vois plus de problèmes liés à violence des manifestations,

Tu es validé :hug:
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Taekira Shitakomi

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MessageSujet: Re: Shitakomi   Dim 27 Mar - 5:52

Merciiiii !

_________________
[20:59:18] * Yuna Tôgashi pose un flingue sur la tempe de Tawa et lui tend une liasse de billets de l'autre main

[20:59:25] @ Yuna Tôgashi : Fais ton choix.

[20:59:31] * Taekira Shitakomi déglutit

[20:59:38] @ Yuna Tôgashi : kappa

[20:59:50] * Taekira Shitakomi prend la liasse et slap Yuni avec kappa

[20:59:56] Taekira Shitakomi : '-'

[21:00:05] @ Yuna Tôgashi : Bienvenue dans la famille
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Shitakomi

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