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 Carolina Itzel Ramirez Espinoza † Carito

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MessageSujet: Carolina Itzel Ramirez Espinoza † Carito   Mer 7 Aoû - 17:17


© Arrogant Mischief sur Never Utopia
Carolina I. Ramirez Espinoza
« Approchez-vous de cette femme et demandez-lui si la lueur de ses yeux est à vendre. »



Vulgaire. C'est le premier mot qui vient à l'esprit de tellement de petites gens. Si vous pensez pareil alors allez vous-en, hors de ma vue, vous ne comprenez rien à rien. Vous ne pouvez braver les formes qui nous laisse pourtant entrevoir son vrai visage. La vulgarité n'est que crasse accumulée sur sa peau déjà bien assez dorée par le soleil. Alors, chut, imaginez là un instant... lavée de cette immondice dont je ne prononcerai plus le nom, à nu devant vous. Vous voyez ? Très bien. Maintenant je vais peut-être pouvoir vous la décrire comme je me dois de le faire. Même si je sais que mes mots ne seront pas à la hauteur, mes phrases trop rudes, trop peu soignées, ne sauront retransmettre la manière de laquelle je la vois. Non, elle n'est pas vulgaire et j'essayerai donc de ne pas l'être moi-même malgré mon langage trop peu élaboré. Alors imaginez un peu... oui, fermez les yeux. Elle se tient debout, à quelques mètres seulement de vous, s'appuyant sur le bar. Vous ne voyez pas son visage, non pas encore. Observez alors son dos... Quoi ? si si, il y a tellement de choses à voir. Vous vous rendez rapidement compte de sa taille minuscule, après une estimation rapide on arrive à penser qu'elle fait un peu moins d'un mètre cinquante-cinq ce qui est sûrement juste. Le terme enfant ne vous vient tout de même pas à l'esprit, jamais. Sa silhouette est élégante, féminine, adulte. Son jean taille haute ne la rend en aucun cas désagréable à regarder, il l'affine un peu plus encore qu'elle ne l'est déjà. Il lui colle à la peau, lui moule les cuisses et les fesses, régale votre regard si il est un tant soi peu éveillé. Mais ne vous détrompez pas, vos yeux n'y restent pas figés, il y a plus intéressant à voir. Vous regardez un peu plus haut, juste un peu. Vous remontez le longs des belles courbes que forment ses hanches, son dos est droit, légèrement creusé alors qu'elle s'appuie contre le meuble de bois sur ses avants-bras. Ses épaules en arrière, rondes et presque trop peu larges, ses bras sont fins et finement musclés, recouverts de tatouages aux milles couleurs. Des étoiles, planètes improbables, feux d'artifices, sirènes bleues aux cheveux rose chewing-gum, des soleils, soleils enflammés de noir brulants aux braises fluorescentes... elle en a tellement qu'ils ne forment plus qu'un amas de couleurs des plus charmants. Vous avez de la chance de les voir aujourd'hui, mal vue est cette oeuvre d'art et elle la cache parfois sous une épaisse couche de maquillage. Terrible n'est-ce pas ? Rebelle dans l'âme elle est, mais tout de même... attirer l'attention n'est pas nécessaire. Mais ce soir elle n'y pense pas, elle s'amuse, exhibant ses bras colorés sans gênes alors qu'elle est vêtue d'un débardeur un peu trop court aux motifs "militaire", de camouflage. Ses mains reposent l'une sur l'autre, sur le comptoir. Ses doigts sont longs et fins, ses ongles vernis, tous différemment, motifs colorés et étranges y sont dessinés. Quelques bagues ornent ses doigts, un peu kitsch sur les bords, cela vous arrache un sourire. À croire que le mauvais goût est souhaité, on aime directement ces mélanges de couleurs trop hideux pour être laids, ils se révèlent finalement vraiment sublimes. Votre regard s'éveille un peu plus, attiré par cet être lumineux, couvert de couleurs néons. Ses cheveux noirs contrastent étrangement avec ces dernières, ont prend la peine de poser les yeux sur eux. Ils lui arrivent à peu près au milieu du dos, plus sombres que la nuit à laquelle on aurait arraché la lune, sans reflets d'argents pour rendre ses ténèbres plus intenses encore. Ils ondulent, sont en bataille mais gardent un air soigné, presque étrange. Sauvage chevelure qui vous fait frémir, juste un peu. Non, vous n'avez pas tout vu. Votre regard fixé sur elle, l'interpelle, elle vous sent. Ne trouvant pas ça véritablement désagréable elle tourne lentement la tête vers vous pour vous dévisager avec curiosité. Mouvement de bouclettes, de hanches pivotants légèrement, battement de cils, paupières plissées par la lumière ambiante, elle vous jète un regard de braises. Des yeux aux milles nuances de bruns sous une frange trop longue, couleurs improbables rehaussées par des paillettes d'or enflammées qui vous captivent. Des sourcils s'haussants légèrement pour laisser paraitre son étonnement, des lèvres charnues, d'un sombre rouge, légèrement entrouvertes s'étirent en un sourire révélant des dents blanches parfaitement alignées. Ses pommettes colorées se relèvent en même temps, saillantes, tellement hautes, révélants de jolies fossettes, adorables. Son nez droit lui donne un air plus mature qu'un museau retroussé ne l'aurait fait, elle parait terriblement jeune mais superbement femme à la fois. Ça... ? Je la connais, je ne fais que vous dire ce que vous verrez en l'observant. Subjective, la beauté ? Oh, taisez-vous, rendez lui son sourire plutôt.

Je la connais depuis longtemps, Carito. Enfin, je ne sais pas si "connaitre" est le juste terme. Je ne pourrai certainement jamais comprendre cet être si simple mais tellement profond. Oh et puis zut. Je n'ai pas besoin de la décrire de cette manière, elle vous rirait au nez si vous le faisiez ; ‹‹ Profonde... ? c'est une manière de dire que je suis bonne ça ? ››. Certes, son humour n'est pas des plus charmants mais plein de modestie, on sait instinctivement qu'il cache autre chose. Ce qu'il cache ? oh vous en posez de ces questions vous. Hmm... c'est quelque chose de différent pour chacun, à vous de voir si vous arrivez à atteindre ce sentiment secret qui n'attend qu'une chose : être découvert. Alors essayez simplement... de braver les formes... Vous lui rendez son sourire, vous vous approchez lentement. Pourquoi ne pas lui offrir un verre ? a-t-elle seulement l'âge de boire ? qu'importe, ici tout le monde s'en contre fiche. Vous lui adressez la parole, elle fait la moue mais répond tout de même sur un ton désagréable mais plein d'humour déstabilisant. Tenez bon, vous vous prenez un jet d'eau glacé à ses premiers mots, normal, mais l'abandon n'est pas une option. Vous souriez, baissez les yeux, elle relève la tête, vous fixe, haussement de sourcils à votre attention. Allez-vous tenir ? Non, ne vous laissez pas abattre par son ton condescendant et moqueur, regardez... Juste là à droite au coin des lèvres se cache un éternel sourire, un secret à la vue de tous. Redressez-vous, il est là, il n'attend que vous mais le saisir n'est pas si facile, vous le savez. Reprenant la parole, la confiance s'installe peu à peu dans votre voix, ses traits se détendent, elle baisse légèrement la tête, l'incline sur le côté pour vous écouter, lâcher un petit rire à une blague ou deux. Elle ne vous regarde pas alors qu'elle se contente de boire vos paroles, les avalant de travers de temps en temps. Se redresse pour vous observer, un sourire mauvais s'étirant sur son doux visage, elle vous crache son venin au visage, laisse son rire franc résonner dans la salle. Vous n'en pouvez plus, c'est exaspérant, vexant et bien trop peu élégant... son humour vous est insupportable. Vous relevant d'un bond, décidé à prendre la porte vous lui tournez le dos et avancez en secouant la tête mais son regard vous retient. Son sourire n'est plus, la lueur dans ses yeux désormais fixés sur vous s'est éteinte, vous n'étiez apparemment pas à la hauteur. Retenant un juron vous vous retournez pour ouvrir les bras d'un air perdu, baisser la tête, sourire et vous re-diriger vers elle, poser vos mains sur le bar et lui lâcher une réplique cinglante. Elle rit et vous renvoie la pareille, les flammes se rallument au fin fond de ses pupilles qui vous couvent de leur regard brulant. Vous vous rasseyiez, désormais prêt. Votre regard se dépose un instant au coin de ses lèvres, vous voulez savoir ce qui s'y cache, c'est sûr. Mais ça ce n'est pas pour ce soir, vous le savez autant que moi.

Je me souviens des soirs où nous discutions pendant des heures... Enfin c'était surtout elle qui parlait, faisant de longues pauses parfois pour reprendre après comme si de rien était. On était assis sur le vieux matelas défoncé posé sur le sol, le dos appuyé contre le mur crasseux, elle repliait parfois ses jambes sur le côté, s'asseyait en tailleur ou étendait ses petites gambettes devant elle. La cigarette au bec, relevant le tête pour cracher des nuages de fumée, elle parlait encore et encore, sans jamais devenir monotone. Moi j'écoutais, les yeux mis-clos, bercé par le son de sa voix si doux alors qu'elle me contait des histoires passées. Elle ne s'en faisait pas, savait que j'écoutais attentivement, que je n'oublierai rien de ce qu'elle me disait, que je recevais tout avec joie, que je voulais toujours un peu plus d'elle. Quand je fatiguais, trop émotionné par ses paroles je disais simplement ‹‹ Carolina... ››, et elle se taisait, me couvait de son regard bienveillant, passait une main dans mes cheveux, posait ses lèvres humides contre ma joue.
Dans les bras de Morphée, je recensais le tout, remettais dans l'ordre chronologique ce qu'elle m'avait raconté sans se soucier de ce genre de choses. Je rêvais d'elle, gamine joyeuse, tout sourire, qui arrachait des rires aux adultes qui la trouvaient craquante. Bambin à la longue chevelure de boucles sauvages, rampant partout à la recherche d'aventures invisibles aux yeux des autres. Petite enfance heureuse, pleine de rire et de sourire, moins que part la suite, ô suite dramatique. Gamine mexicaine qu'elle était, c'était pas vraiment le gosse le plus apprécié de la crèche. Même née sur le territoire japonais elle ne serait jamais des leurs, c'est ce qu'ils pensaient tous mais son jeune âge permettait de braver cela, du moins quelque peu. Mignonne et polie, on aimait ce petit être qui ne connaissait que quelques mots mais qui s'en servait de manière délicieuse.
À ses cinq ans, le rire s'est fait plus fort, plus constant. C'était le drame. Il lui avait arraché son éléphant en peluche rose des mains, elle lui courait après pour le lui reprendre, les yeux larmoyants l'aveuglant, les sanglots lui blessants la gorge, les pas incertains la faisant trébucher par moment et lui il riait, courant devant elle, retournant son visage pour la regarder avec un air moqueur. S'époumonant, elle lui cria de la lui rendre, sa précieuse compagne mais lui lui répondait par un regard joueur... regard du joueur qui savait qu'il allait gagner. La fureur, la peur, le chagrin, mélange répugnant de sentiment qui l'envahit à cet instant et qui la stoppa dans sa course. Son regard assassin  arrêta l'autre que se figea et s'affola rapidement, son dos s'inclinant lentement en arrière. Hurlement de douleur, elle sert les dents en le regardant, il suffit d'y penser pour réussir à le plier en deux, de manière à le casser tel une brindille. Mais la peur et la panique la saisissent, elle le libère de son emprise, il retombe à terre comme une chiffe molle. Courant pour reprendre son doudou, la fillette est rassurée, le méchant ne peut plus lui faire de mal.
Elle avait sourit en disant cela, regardant droit devant elle, on aurai dit qu'elle re-visitait ses souvenirs de manière assez réelle, comme si elle y était, une nouvelle fois. Mais elle ne parlait pas en "je" de cette enfant qui était la responsable des évènement qui suivent. L'enfant farceur n'était pas mort, seulement traumatisé à vie. La petite était un danger pour les autres mais trop jeunes pour être enfermée directement, l'approche douce fut préférée pour dompter ce petit être si doux et gentil. Torturée par sa culpabilité, la gamine ne s'en remit jamais mais faire semblant était devenu une habitude. Sa mère lui disait : ‹‹ Souris qu'il nous laisse tranquille. ››, elle qui en avait marre, qui était au bout du rouleau. Qui commença à boire plus qu'elle ne devait, qui commença à littéralement se battre avec son mari qui ne prit que quelques mois avant de se décider à s'en aller pour laisser cette femme dépressive avec son enfant fou dangereux qui était pourtant le sien à lui aussi.
Elle se souvenait, rentrer à la maison, revenant de l'école. Les "assistantes sociales" devaient venir la voir ce jour là. Douze ans qu'elle avait et putain on ne la lâchait toujours pas. La fillette avait sorti sa clef pour ouvrir la porte, surprise. La chainette était accrochée, l'empêchant d'entrer. ‹‹ Maman ? ››, aucune réponse comme d'habitude. La porte se referme seule, on entend la chainette se décrocher, elle peut maintenant entrer. Elle avait pas le droit de se servir de sa télékinésie, on le lui avait interdit depuis l'incident mais elle l'utilisait toujours à petite dose et puis, ça servait. Elle m'avait dit avoir pénétré le misérable appartement au carrelage crasseux, la peinture des murs écaillée et sale, les meubles miteux qui avait mal vieillit, ça la révulsait, une fois de plus ne s'étant jamais habituée à cet endroit sordide. Poussait la porte de la chambre de sa mère, couchée sur le tapis, cette dernière avait remué en gémissant, relevant la tête, les yeux fermés une main posée sur le front. Des bouteilles d'alcool vides trainaient sur le sol, la pièce sentait le renfermé, vomissure, sueur, sang séché et d'autres choses encore tout aussi désagréables mais qu'elle ne pouvait identifier. La fillette s'était baissée vers sa mère pour lui prendre un bras et le passer derrière sa nuque pour la soulever plus facilement. Elle était lourde, elle puait. La gamine l'avait jetée sur le lit en ignorant ses petits grognements qui devaient certainement lui donner des ordres quelconques. Elle avait prit soin de la couvrir de la couverture avant de commencer à ramasser les bouteilles qui jonchaient le sol, d'ouvrir la fenêtre et de vider une bombe de déodorant au travers de la pièce afin de masque un instant la puanteur ambiante et de la remplacer par une autre bien moins dérangeante. Elle avait passé l'appartement au peigne fin, remplit trois sacs poubelles de tas d'immondices et essayé tant bien que mal de nettoyer le carrelage dégoutant. Elle s'était soigneusement peignée les cheveux pour brosser son uniforme plein de poils de chien de la voisine, sourire à son reflet et s'assoir dans la canapé en attendant. Elles étaient rapidement arrivées, toquant à la porte d'un air impatient... elles ? Non. Elle. Elle que la gosse ne connaissait pas, une femme au visage désagréable, maigre allongé, écrasé et sans traits. Des yeux un peu trop bridés qui ne vous laissaient entrevoir que difficilement ses pupilles de glace, des lèvres fines et pincées, un nez écrabouillé, à peine existant, des cheveux courts coupés en carré noir corbeau, une horreur sur patte, maigre à en détourner le regard, petite à en rire... et effrayante pour la petite qui ne comprenait pas pourquoi est-ce qu'on lui envoyait un monstre pareil. Elle lui avait sourit, un sourire qui lui glaça le sang. Echange de ‹‹ Bonjour. ›› polis, invitation à s'asseoir et à boire quelque chose courtoise mais la chose  refusa en souriant ‹‹ Dis moi Carolina, elle est où ta maman ? ››. Horreur, peur, dégout, incompréhension envahirent le petit corps de l'enfant à cette question destinée à lui faire perdre pied, elle qui avait pourtant fait tant d'effort ! ‹‹ Elle est malade, elle dort. C'est pas sa faute vous savez, elle aurait bien voulu vous parler mais... la grippe. ›› Réfléchis ! c'était ce qu'elle se disait en improvisant, l'autre avait pour réponse un sourire mauvais. ‹‹ La grippe ? ah, j'aurai plutôt pensé à autre chose. ››
Mes rêves abrègent souvent, ils sautent quelques parties. Maintenant je la vois, elle a quinze ans, elle a encore fugué, sa famille d'accueil en est encore soulagé, pas de problèmes à la maison ce soir. Elle traine dans les rues comme toujours, essaye de braver le plus d'interdits possible. C'est une maladie, depuis qu'on lui a tout enlevé elle est là et la ronge. Révoltée, c'est ce qu'elle est là et elle cherche à l'exprimer d'une manière où d'une autre. Les insurgés... elle a fait leur connaissance et la mienne par la même occasion. Prête à faire n'importe quoi pour eux, pour nous. Je la trouvais marrante, cette gamine survoltée qui gagnait rapidement en grade au sein de l'organisation. Folle, elle était folle. Elle acceptait chaque mission, impitoyable et prête à aller au bout de tout ce qu'elle entreprenait. Dangereuse elle était ça oui, sa télékinésie effrayante et destructrice. Elle contrôlait son pouvoir étonnement bien pour son âge et sa personnalité, il y avait... Une sorte de passion entre eux. Je n'étais rien d'autre que fasciné par cette petite étonnante, enfin, nos trois ans de différence me paraissaient énormes à l'époque. Mais j'étais tombé amoureux d'elle, au bout de quelques mois seulement. Un amour inconditionnel et protecteur pour cette petite, nouvelle arrivante qui plus est.
Moins d'un an plus tard, elle m'appartient, s'offre à moi corps et âme, je l'aime comme il se doit en retour. Elle me laisse entrevoir son jardin secret, ses rêves, elle me laisse découvrir "sa planque" comme elle le dit sur un ton affectueux. Une vieille usine désaffectée dans un des quartiers les plus pourris de la ville, quelle merveille ! Qu'est-ce qu'on l'a squatté cet endroit ! fumant, buvant, riant de tout et de rien et puis, se racontant des histoires, simples fantasmes ou tristes réalités. Enfin moi, j'écoutais surtout, je l'observais avant tout, exquis était chacun de ses mouvements, chacun de ses gestes, chacune de ses paroles... Et puis il y a eu les "marmots" qui sont arrivés après ça. Carolina les recueillant, ces nouvelles recrues qui n'avaient nulle part où aller, des gosses perdus et dépassés par les évènements. Y avait cette fille, Blair, typiquement japonaise, personne connaissait son vrai nom. Quatorze ans la gamine, manipulait le feu, un danger public. Puis Soichiro, gosse en colère et impulsif à la force surhumaine, quinze ans et totalement givré à mon avis. Et la petite dernière, Lulu, de ses onze ans la cadette. Adorable la Lulu si elle ne se servait pas de vos pires cauchemar contre vous. Ces gosses, ils étaient un peu ceux de Carito. Et puis moi je mentirais si je disais que je ne les aimais pas, gamins attachants, un peu envahissants mais marrants. On gardait le deuxième étage de l'usine pour nous, les marmots se contentaient du rez-de-chaussée déjà gigantesque pour trois. Moi j'étais bien là, avec Carolina et les autres mais il a fallut que tout soi gâché par cette mission. Je raconterai pas ça parce que ça m'enrage rien que d'y penser mais elle tua quelqu'un ce jour là. Aussi rebelle soit-elle, ça l'a... marquée, réellement. Pendant plusieurs mois, il ne restait d'elle que des petits morceaux que je recollais lentement. Elle se murait dans un silence insupportable, elle se figeait dans une posture que je ne pouvais regarder. Où était-elle passée ?... Carolina ? j'ai besoin de toi. C'est ce que je lui ai dis, en l'appelant par son prénom pour la première fois. L'appeler par son prénom l'avait quelque fois réellement enragée, personne ne l'appelait ainsi, elle était juste Carito. Mais c'est à ce moment qu'elle à commencé à me voir à nouveau, la lueur dans ses yeux s'était rallumée pour me bruler de ses pupilles aux paillettes d'or, enchantantes. J'avais souris, elle aussi, étreinte folle d'amour et regard de braises. J'avais rit, rit de joie, moi qui ne prends que trop peu le temps de rire.
Plusieurs années se sont écoulées comme ça, belles et lumineuses. Moi je vivais dans le moment présent, toujours merveilleux à ses côtés, elle qui réussissait à me faire voire la vie autrement. C'était beau et puis surtout ça ne pouvait pas durer. Ça ne serait pas drôle si ça n'avait pas de fin, n'est-ce pas ?
Aujourd'hui j'y pense encore et encore. Dans ma petite cellule, sur le matelas inconfortable, autant que celui de la planque mais elle n'est pas là pour le rendre agréable. Je regarde le plafond, compte ses fissures et tâches d'humidité, passe ma main sur mon torse nu, compte mes cotes et mes cicatrices. Ils m'ont finalement eu, les connards. Elle, elle a dit qu'elle allait venir me chercher. J'ai peur. Elle est vraiment capable de le faire, je sais qu'il n'en résulterait rien de bon. Tant qu'il ne lui arrive rien, tant qu'elle ne souffre pas... Même si elle a déjà souffert de ma capture, c'est sûr, je veux qu'elle survive à ça. Qu'elle m'oublie même si en fait je ne le souhaite nullement, c'est mieux non ? Moi je pense encore et encore, car ils ne peuvent pas me retirer ça. Je pense à elle, aux marmots, aux autres insurgés... Je ne peux m'empêcher de ressasser ces moments que j'ai passé. Je ferme les yeux, elle est là. Assise sur le rebord de mon lit, elle parle, me raconte une histoire improbable, d'une fille transformée en loup qui cherche à parler à la lune pour pouvoir reprendre forme humaine. J'écoute, souris, ferme les yeux, sa voix me plait, c'est un chant mélodieux qui éveille mes sens. Je m'endors pas, ses paroles sont bien trop captivantes, je sens son sourire dans ses mots, son regard ailleurs à la structure étriquée de ses phrases et puis... son éloquent murmure, il s'arrête. Je me raidis, n'ouvre pas les yeux. Elle va sûrement reprendre, bientôt. ‹‹ Carolina... ›› Je sens sa main dans mes cheveux, son souffle réchauffe mon visage, ses cheveux me chatouillent le nez, ses lèvres humides se déposent sur ma joue, ses doigts caressent ma mâchoire en un effleurement des plus exquis ‹‹ Carolina... ›› je répète. J'ouvre les yeux, où-t-elle ? Pas à mon côté, la pièce est sombre et terne, froide et sent mauvais. Je suis seul et en sueur. Comme toujours. Seul et en pleurs.




۞ NOM : Ramirez Espinoza
۞ PRÉNOM(S) : Carolina Itzel
۞ SURNOM : Carito
۞ AGE : Dix-neuf ans
۞ NATIONALITE: Japonaise (origine Mexicaine)
۞ LIEU DE VIE : Sutā, Okane, une vieille usine désaffectée en guise de planque.
۞ PROFESSION : Dealeuse
۞ GROUPE : Civils
۞ RANG : Insurgée
۞ KIMYONA ?  : Oui
۞ SI OUI, QUEL EST VOTRE DON ?  : Télékinésie de haut niveau

۞ AVATAR : Personnage original de Natalia Fabia
۞ DOUBLE COMPTE ? NON ( pas pour longtemps )
۞ PREDEFINI ? : NON
۞ Célestine
۞ AGE (facultatif) : Devinez ! héhéhé
۞ COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM ? Top-site ! (je votais pour Fée-Verte)
۞ COMMENT TROUVEZ-VOUS LE FORUM ? Très joli, bien construit, le contexte me plait énormément.
۞ PRÉSENCE SUR LE FORUM : 7j./7 24h./24


Dernière édition par Carito Ramirez le Jeu 8 Aoû - 16:32, édité 5 fois
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Moïra Sasaki

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♠ Identité de votre personnage
Race: Kimyōna C
Age: 25 ans
Métier: Protecteur

MessageSujet: Re: Carolina Itzel Ramirez Espinoza † Carito   Mer 7 Aoû - 21:15

Bienvenue sur le forum Very Happy Voilà un début de fiche très prometteur, j'aime beaucoup le ton employé. Impatiente de lire la suite.
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MessageSujet: Re: Carolina Itzel Ramirez Espinoza † Carito   Jeu 8 Aoû - 4:08

Merci, ça fait vraiment plaisir. ^^
Comme j'ai commencé ma fiche vers une heure du matin j'ai pas voulu écrire plus mais je vais finir ça dans quelques heures (c'est que d'habitude je poste seulement une présentation complète haha). o/
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: Carolina Itzel Ramirez Espinoza † Carito   Jeu 8 Aoû - 16:00

Et bien, j'ai fini ma fiche ! Oui oui *-*
J'ai pas vraiment pris la peine de me relire, excusez-moi d'avance, j'avais la flemme. Vraiment. En espérant que ce soit plaisant à lire. o/
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Metsuki
Je dessine ta destinée

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PM : 0

MessageSujet: Re: Carolina Itzel Ramirez Espinoza † Carito   Jeu 8 Aoû - 22:57

On dirait qu'il y a eu un petit soucis avec le code de la présentation, je t'invite à copier/coller ce qu'il y a en dessous de mon message, normalement ça devrait tout remettre en ordre ^^.

Est-ce que c'est parce que n'as pas fait la partie don ? xD Je dois t'avouer que je m'en fiche un peu, car ton histoire est généralissime et dedans on a les possibilités de son don, comment elle s'en sert et tout et tout, du coup je ferme les yeux. J'aimerais juste savoir quel type de Kimyona elle est A, C ou X. Sinon j'ai adoré ton histoire, j'étais à fond dedans ! J'en veux plus !

Tout ça pour dire que tu es donc Validée. Tu peux maintenant te lâcher dans la zone Rp, Hope cherche un partenaire, alors hésite pas à lui répondre et si tu veux ouvrir un carnet pour y référencer tes Rps, demander des liens, etc hésite pas. Aussi si tu as envie de créer le petit ami de ton personnage et ses orphelins tu peux proposer des prédéfinis, mais bon rien est obligatoire ! C'est toi qui vois ce que tu as envie de faire.

Bienvenue parmi nous \o/ Éclate toi bien.

Code:
<center><div style=" background-color: #F2F2F2; width: 600px; text-align: justify; padding: 20px; border-top: 5px solid #454B55; border-bottom: 20px solid #454B55; font: 12px droid sans; color: #454B55;">
[center]<img src="http://i76.servimg.com/u/f76/18/10/74/45/natali11.jpg" width="450" height="235" alt="© Arrogant Mischief sur Never Utopia">[/center]
<div style="font: 39px yanone kaffeesatz; line-height: 100%; letter-spacing: -2px; text-align: center;">Carolina I. Ramirez Espinoza</div><div style="font: 10px calibri;line-height: 90%; color: #444444; text-transform: uppercase; margin-left: 30px; margin-right: 30px; letter-spacing: 2px; text-align: center; border-bottom: 1px solid black; padding-bottom: 10px;">
« Approchez-vous de cette femme et demandez-lui si la lueur de ses yeux est à vendre. »</div><br>
<table><tr><td><div style="border-right: 1px dashed #000000; width:250px; height: 320px; padding: 10px; overflow: auto;  font-size: 11px; text-shadow: 1px 1px 1px rgb(191, 191, 192);">۞ <strong>NOM :</strong> Ramirez Espinoza
۞ <strong>PRÉNOM(S) :</strong> Carolina Itzel
۞ <strong>SURNOM :</strong> Carito
۞ <strong>AGE :</strong> Dix-neuf ans
۞ <strong>NATIONALITE:</strong> Japonaise (origine Mexicaine)
۞ <strong>LIEU DE VIE :</strong> Sutā, Okane, une vieille usine désaffectée en guise de planque.
۞ <strong>PROFESSION :</strong> Dealeuse
۞ <strong>GROUPE :</strong> Civils
۞ <strong>RANG :</strong> Insurgée
۞ <strong>KIMYONA ?  :</strong> Oui
۞ <strong>SI OUI, QUEL EST VOTRE DON ?  :</strong> Télékinésie de haut niveau

۞ <strong>AVATAR :</strong> Personnage original de Natalia Fabia
۞ <strong>DOUBLE COMPTE ?</strong> NON ( pas pour longtemps )
۞ <strong>PREDEFINI ? :</strong> NON </div></td><td><div style="width:200px; height: 320px; overflow: auto; padding: 10px;"><img src="http://i76.servimg.com/u/f76/18/10/74/45/013_na10.jpg"></div></div></td></td></table><div style="font: 18px calibri;line-height: 90%; color: #444444; text-transform: uppercase; margin-left: 30px; margin-right: 30px; letter-spacing: 1px; text-align: center; border-top: 1px solid black;"><br>DESCRIPTION PHYSIQUE</div><div style="width: 580px; height: 175px; overflow: auto; padding: 8px; font: 12px calibri;">Vulgaire. C'est le premier mot qui vient à l'esprit de tellement de petites gens. Si vous pensez pareil alors allez vous-en, hors de ma vue, vous ne comprenez rien à rien. Vous ne pouvez braver les formes qui nous laisse pourtant entrevoir son vrai visage. La vulgarité n'est que crasse accumulée sur sa peau déjà bien assez dorée par le soleil. Alors, chut, imaginez là un instant... lavée de cette immondice dont je ne prononcerai plus le nom, à nu devant vous. Vous voyez ? Très bien. Maintenant je vais peut-être pouvoir vous la décrire comme je me dois de le faire. Même si je sais que mes mots ne seront pas à la hauteur, mes phrases trop rudes, trop peu soignées, ne sauront retransmettre la manière de laquelle je la vois. Non, elle n'est pas vulgaire et j'essayerai donc de ne pas l'être moi-même malgré mon langage trop peu élaboré. Alors imaginez un peu... oui, fermez les yeux. Elle se tient debout, à quelques mètres seulement de vous, s'appuyant sur le bar. Vous ne voyez pas son visage, non pas encore. Observez alors son dos... Quoi ? si si, il y a tellement de choses à voir. Vous vous rendez rapidement compte de sa taille minuscule, après une estimation rapide on arrive à penser qu'elle fait un peu moins d'un mètre cinquante-cinq ce qui est sûrement juste. Le terme enfant ne vous vient tout de même pas à l'esprit, jamais. Sa silhouette est élégante, féminine, adulte. Son jean taille haute ne la rend en aucun cas désagréable à regarder, il l'affine un peu plus encore qu'elle ne l'est déjà. Il lui colle à la peau, lui moule les cuisses et les fesses, régale votre regard si il est un tant soi peu éveillé. Mais ne vous détrompez pas, vos yeux n'y restent pas figés, il y a plus intéressant à voir. Vous regardez un peu plus haut, juste un peu. Vous remontez le longs des belles courbes que forment ses hanches, son dos est droit, légèrement creusé alors qu'elle s'appuie contre le meuble de bois sur ses avants-bras. Ses épaules en arrière, rondes et presque trop peu larges, ses bras sont fins et finement musclés, recouverts de tatouages aux milles couleurs. Des étoiles, planètes improbables, feux d'artifices, sirènes bleues aux cheveux rose chewing-gum, des soleils, soleils enflammés de noir brulants aux braises fluorescentes... elle en a tellement qu'ils ne forment plus qu'un amas de couleurs des plus charmants. Vous avez de la chance de les voir aujourd'hui, mal vue est cette oeuvre d'art et elle la cache parfois sous une épaisse couche de maquillage. Terrible n'est-ce pas ? Rebelle dans l'âme elle est, mais tout de même... attirer l'attention n'est pas nécessaire. Mais ce soir elle n'y pense pas, elle s'amuse, exhibant ses bras colorés sans gênes alors qu'elle est vêtue d'un débardeur un peu trop court aux motifs "militaire", de camouflage. Ses mains reposent l'une sur l'autre, sur le comptoir. Ses doigts sont longs et fins, ses ongles vernis, tous différemment, motifs colorés et étranges y sont dessinés. Quelques bagues ornent ses doigts, un peu kitsch sur les bords, cela vous arrache un sourire. À croire que le mauvais goût est souhaité, on aime directement ces mélanges de couleurs trop hideux pour être laids, ils se révèlent finalement vraiment sublimes. Votre regard s'éveille un peu plus, attiré par cet être lumineux, couvert de couleurs néons. Ses cheveux noirs contrastent étrangement avec ces dernières, ont prend la peine de poser les yeux sur eux. Ils lui arrivent à peu près au milieu du dos, plus sombres que la nuit à laquelle on aurait arraché la lune, sans reflets d'argents pour rendre ses ténèbres plus intenses encore. Ils ondulent, sont en bataille mais gardent un air soigné, presque étrange. Sauvage chevelure qui vous fait frémir, juste un peu. Non, vous n'avez pas tout vu. Votre regard fixé sur elle, l'interpelle, elle vous sent. Ne trouvant pas ça véritablement désagréable elle tourne lentement la tête vers vous pour vous dévisager avec curiosité. Mouvement de bouclettes, de hanches pivotants légèrement, battement de cils, paupières plissées par la lumière ambiante, elle vous jète un regard de braises. Des yeux aux milles nuances de bruns sous une frange trop longue, couleurs improbables rehaussées par des paillettes d'or enflammées qui vous captivent. Des sourcils s'haussants légèrement pour laisser paraitre son étonnement, des lèvres charnues, d'un sombre rouge, légèrement entrouvertes s'étirent en un sourire révélant des dents blanches parfaitement alignées. Ses pommettes colorées se relèvent en même temps, saillantes, tellement hautes, révélants de jolies fossettes, adorables. Son nez droit lui donne un air plus mature qu'un museau retroussé ne l'aurait fait, elle parait terriblement jeune mais superbement femme à la fois. Ça... ? Je la connais, je ne fais que vous dire ce que vous verrez en l'observant. Subjective, la beauté ? Oh, taisez-vous, rendez lui son sourire plutôt.</div>
<br><div style="font: 18px calibri;line-height: 90%; color: #444444; text-transform: uppercase; margin-left: 30px; margin-right: 30px; letter-spacing: 1px; text-align: center;">DESCRIPTION MENTALE</div><div style="width: 580px; height: 220px; overflow: auto; padding: 8px; font: 12px calibri;">Je la connais depuis longtemps, Carito. Enfin, je ne sais pas si "connaitre" est le juste terme. Je ne pourrai certainement jamais comprendre cet être si simple mais tellement profond. Oh et puis zut. Je n'ai pas besoin de la décrire de cette manière, elle vous rirait au nez si vous le faisiez ; ‹‹ Profonde... ? c'est une manière de dire que je suis bonne ça ? ››. Certes, son humour n'est pas des plus charmants mais plein de modestie, on sait instinctivement qu'il cache autre chose. Ce qu'il cache ? oh vous en posez de ces questions vous. Hmm... c'est quelque chose de différent pour chacun, à vous de voir si vous arrivez à atteindre ce sentiment secret qui n'attend qu'une chose : être découvert. Alors essayez simplement... de braver les formes... Vous lui rendez son sourire, vous vous approchez lentement. Pourquoi ne pas lui offrir un verre ? a-t-elle seulement l'âge de boire ? qu'importe, ici tout le monde s'en contre fiche. Vous lui adressez la parole, elle fait la moue mais répond tout de même sur un ton désagréable mais plein d'humour déstabilisant. Tenez bon, vous vous prenez un jet d'eau glacé à ses premiers mots, normal, mais l'abandon n'est pas une option. Vous souriez, baissez les yeux, elle relève la tête, vous fixe, haussement de sourcils à votre attention. Allez-vous tenir ? Non, ne vous laissez pas abattre par son ton condescendant et moqueur, regardez... Juste là à droite au coin des lèvres se cache un éternel sourire, un secret à la vue de tous. Redressez-vous, il est là, il n'attend que vous mais le saisir n'est pas si facile, vous le savez. Reprenant la parole, la confiance s'installe peu à peu dans votre voix, ses traits se détendent, elle baisse légèrement la tête, l'incline sur le côté pour vous écouter, lâcher un petit rire à une blague ou deux. Elle ne vous regarde pas alors qu'elle se contente de boire vos paroles, les avalant de travers de temps en temps. Se redresse pour vous observer, un sourire mauvais s'étirant sur son doux visage, elle vous crache son venin au visage, laisse son rire franc résonner dans la salle. Vous n'en pouvez plus, c'est exaspérant, vexant et bien trop peu élégant... son humour vous est insupportable. Vous relevant d'un bond, décidé à prendre la porte vous lui tournez le dos et avancez en secouant la tête mais son regard vous retient. Son sourire n'est plus, la lueur dans ses yeux désormais fixés sur vous s'est éteinte, vous n'étiez apparemment pas à la hauteur. Retenant un juron vous vous retournez pour ouvrir les bras d'un air perdu, baisser la tête, sourire et vous re-diriger vers elle, poser vos mains sur le bar et lui lâcher une réplique cinglante. Elle rit et vous renvoie la pareille, les flammes se rallument au fin fond de ses pupilles qui vous couvent de leur regard brulant. Vous vous rasseyiez, désormais prêt. Votre regard se dépose un instant au coin de ses lèvres, vous voulez savoir ce qui s'y cache, c'est sûr. Mais ça ce n'est pas pour ce soir, vous le savez autant que moi.</div>
<br><div style="font: 15px calibri;line-height: 90%; color: #444444; text-transform: uppercase; margin-left: 30px; margin-right: 30px; letter-spacing: 1px; text-align: center; border-top: 1px solid black;"></div>
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<div style="font: 18px calibri;line-height: 90%; color: #444444; text-transform: uppercase; margin-left: 30px; margin-right: 30px; letter-spacing: 1px; text-align: center;">VOTRE DON</div><div style="width: 580px; height: 220px; overflow: auto; padding: 8px; font: 12px calibri;">Ce bloc possède une barre de scroll, alors écrivez tant que vous voulez !</div>
<br><div style="font: 15px calibri;line-height: 90%; color: #444444; text-transform: uppercase; margin-left: 30px; margin-right: 30px; letter-spacing: 1px; text-align: center; border-top: 1px solid black;"></div>
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<div style="font: 18px calibri;line-height: 90%; color: #444444; text-transform: uppercase; margin-left: 30px; margin-right: 30px; letter-spacing: 1px; text-align: center;">VOTRE HISTOIRE</div><div style="width: 580px; height: 220px; overflow: auto; padding: 8px; font: 12px calibri;">Je me souviens des soirs où nous discutions pendant des heures... Enfin c'était surtout elle qui parlait, faisant de longues pauses parfois pour reprendre après comme si de rien était. On était assis sur le vieux matelas défoncé posé sur le sol, le dos appuyé contre le mur crasseux, elle repliait parfois ses jambes sur le côté, s'asseyait en tailleur ou étendait ses petites gambettes devant elle. La cigarette au bec, relevant le tête pour cracher des nuages de fumée, elle parlait encore et encore, sans jamais devenir monotone. Moi j'écoutais, les yeux mis-clos, bercé par le son de sa voix si doux alors qu'elle me contait des histoires passées. Elle ne s'en faisait pas, savait que j'écoutais attentivement, que je n'oublierai rien de ce qu'elle me disait, que je recevais tout avec joie, que je voulais toujours un peu plus d'elle. Quand je fatiguais, trop émotionné par ses paroles je disais simplement ‹‹ Carolina... ››, et elle se taisait, me couvait de son regard bienveillant, passait une main dans mes cheveux, posait ses lèvres humides contre ma joue.
Dans les bras de Morphée, je recensais le tout, remettais dans l'ordre chronologique ce qu'elle m'avait raconté sans se soucier de ce genre de choses. Je rêvais d'elle, gamine joyeuse, tout sourire, qui arrachait des rires aux adultes qui la trouvaient craquante. Bambin à la longue chevelure de boucles sauvages, rampant partout à la recherche d'aventures invisibles aux yeux des autres. Petite enfance heureuse, pleine de rire et de sourire, moins que part la suite, ô suite dramatique. Gamine mexicaine qu'elle était, c'était pas vraiment le gosse le plus apprécié de la crèche. Même née sur le territoire japonais elle ne serait jamais des leurs, c'est ce qu'ils pensaient tous mais son jeune âge permettait de braver cela, du moins quelque peu. Mignonne et polie, on aimait ce petit être qui ne connaissait que quelques mots mais qui s'en servait de manière délicieuse.
À ses cinq ans, le rire s'est fait plus fort, plus constant. C'était le drame. Il lui avait arraché son éléphant en peluche rose des mains, elle lui courait après pour le lui reprendre, les yeux larmoyants l'aveuglant, les sanglots lui blessants la gorge, les pas incertains la faisant trébucher par moment et lui il riait, courant devant elle, retournant son visage pour la regarder avec un air moqueur. S'époumonant, elle lui cria de la lui rendre, sa précieuse compagne mais lui lui répondait par un regard joueur... regard du joueur qui savait qu'il allait gagner. La fureur, la peur, le chagrin, mélange répugnant de sentiment qui l'envahit à cet instant et qui la stoppa dans sa course. Son regard assassin  arrêta l'autre que se figea et s'affola rapidement, son dos s'inclinant lentement en arrière. Hurlement de douleur, elle sert les dents en le regardant, il suffit d'y penser pour réussir à le plier en deux, de manière à le casser tel une brindille. Mais la peur et la panique la saisissent, elle le libère de son emprise, il retombe à terre comme une chiffe molle. Courant pour reprendre son doudou, la fillette est rassurée, le méchant ne peut plus lui faire de mal.
Elle avait sourit en disant cela, regardant droit devant elle, on aurai dit qu'elle re-visitait ses souvenirs de manière assez réelle, comme si elle y était, une nouvelle fois. Mais elle ne parlait pas en "je" de cette enfant qui était la responsable des évènement qui suivent. L'enfant farceur n'était pas mort, seulement traumatisé à vie. La petite était un danger pour les autres mais trop jeunes pour être enfermée directement, l'approche douce fut préférée pour dompter ce petit être si doux et gentil. Torturée par sa culpabilité, la gamine ne s'en remit jamais mais faire semblant était devenu une habitude. Sa mère lui disait : ‹‹ Souris qu'il nous laisse tranquille. ››, elle qui en avait marre, qui était au bout du rouleau. Qui commença à boire plus qu'elle ne devait, qui commença à littéralement se battre avec son mari qui ne prit que quelques mois avant de se décider à s'en aller pour laisser cette femme dépressive avec son enfant fou dangereux qui était pourtant le sien à lui aussi.
Elle se souvenait, rentrer à la maison, revenant de l'école. Les "assistantes sociales" devaient venir la voir ce jour là. Douze ans qu'elle avait et putain on ne la lâchait toujours pas. La fillette avait sorti sa clef pour ouvrir la porte, surprise. La chainette était accrochée, l'empêchant d'entrer. ‹‹ Maman ? ››, aucune réponse comme d'habitude. La porte se referme seule, on entend la chainette se décrocher, elle peut maintenant entrer. Elle avait pas le droit de se servir de sa télékinésie, on le lui avait interdit depuis l'incident mais elle l'utilisait toujours à petite dose et puis, ça servait. Elle m'avait dit avoir pénétré le misérable appartement au carrelage crasseux, la peinture des murs écaillée et sale, les meubles miteux qui avait mal vieillit, ça la révulsait, une fois de plus ne s'étant jamais habituée à cet endroit sordide. Poussait la porte de la chambre de sa mère, couchée sur le tapis, cette dernière avait remué en gémissant, relevant la tête, les yeux fermés une main posée sur le front. Des bouteilles d'alcool vides trainaient sur le sol, la pièce sentait le renfermé, vomissure, sueur, sang séché et d'autres choses encore tout aussi désagréables mais qu'elle ne pouvait identifier. La fillette s'était baissée vers sa mère pour lui prendre un bras et le passer derrière sa nuque pour la soulever plus facilement. Elle était lourde, elle puait. La gamine l'avait jetée sur le lit en ignorant ses petits grognements qui devaient certainement lui donner des ordres quelconques. Elle avait prit soin de la couvrir de la couverture avant de commencer à ramasser les bouteilles qui jonchaient le sol, d'ouvrir la fenêtre et de vider une bombe de déodorant au travers de la pièce afin de masque un instant la puanteur ambiante et de la remplacer par une autre bien moins dérangeante. Elle avait passé l'appartement au peigne fin, remplit trois sacs poubelles de tas d'immondices et essayé tant bien que mal de nettoyer le carrelage dégoutant. Elle s'était soigneusement peignée les cheveux pour brosser son uniforme plein de poils de chien de la voisine, sourire à son reflet et s'assoir dans la canapé en attendant. Elles étaient rapidement arrivées, toquant à la porte d'un air impatient... elles ? Non. Elle. Elle que la gosse ne connaissait pas, une femme au visage désagréable, maigre allongé, écrasé et sans traits. Des yeux un peu trop bridés qui ne vous laissaient entrevoir que difficilement ses pupilles de glace, des lèvres fines et pincées, un nez écrabouillé, à peine existant, des cheveux courts coupés en carré noir corbeau, une horreur sur patte, maigre à en détourner le regard, petite à en rire... et effrayante pour la petite qui ne comprenait pas pourquoi est-ce qu'on lui envoyait un monstre pareil. Elle lui avait sourit, un sourire qui lui glaça le sang. Echange de ‹‹ Bonjour. ›› polis, invitation à s'asseoir et à boire quelque chose courtoise mais la chose  refusa en souriant ‹‹ Dis moi Carolina, elle est où ta maman ? ››. Horreur, peur, dégout, incompréhension envahirent le petit corps de l'enfant à cette question destinée à lui faire perdre pied, elle qui avait pourtant fait tant d'effort ! ‹‹ Elle est malade, elle dort. C'est pas sa faute vous savez, elle aurait bien voulu vous parler mais... la grippe. ›› Réfléchis ! c'était ce qu'elle se disait en improvisant, l'autre avait pour réponse un sourire mauvais. ‹‹ La grippe ? ah, j'aurai plutôt pensé à autre chose. ››
Mes rêves abrègent souvent, ils sautent quelques parties. Maintenant je la vois, elle a quinze ans, elle a encore fugué, sa famille d'accueil en est encore soulagé, pas de problèmes à la maison ce soir. Elle traine dans les rues comme toujours, essaye de braver le plus d'interdits possible. C'est une maladie, depuis qu'on lui a tout enlevé elle est là et la ronge. Révoltée, c'est ce qu'elle est là et elle cherche à l'exprimer d'une manière où d'une autre. Les insurgés... elle a fait leur connaissance et la mienne par la même occasion. Prête à faire n'importe quoi pour eux, pour nous. Je la trouvais marrante, cette gamine survoltée qui gagnait rapidement en grade au sein de l'organisation. Folle, elle était folle. Elle acceptait chaque mission, impitoyable et prête à aller au bout de tout ce qu'elle entreprenait. Dangereuse elle était ça oui, sa télékinésie effrayante et destructrice. Elle contrôlait son pouvoir étonnement bien pour son âge et sa personnalité, il y avait... Une sorte de passion entre eux. Je n'étais rien d'autre que fasciné par cette petite étonnante, enfin, nos trois ans de différence me paraissaient énormes à l'époque. Mais j'étais tombé amoureux d'elle, au bout de quelques mois seulement. Un amour inconditionnel et protecteur pour cette petite, nouvelle arrivante qui plus est.
Moins d'un an plus tard, elle m'appartient, s'offre à moi corps et âme, je l'aime comme il se doit en retour. Elle me laisse entrevoir son jardin secret, ses rêves, elle me laisse découvrir "sa planque" comme elle le dit sur un ton affectueux. Une vieille usine désaffectée dans un des quartiers les plus pourris de la ville, quelle merveille ! Qu'est-ce qu'on l'a squatté cet endroit ! fumant, buvant, riant de tout et de rien et puis, se racontant des histoires, simples fantasmes ou tristes réalités. Enfin moi, j'écoutais surtout, je l'observais avant tout, exquis était chacun de ses mouvements, chacun de ses gestes, chacune de ses paroles... Et puis il y a eu les "marmots" qui sont arrivés après ça. Carolina les recueillant, ces nouvelles recrues qui n'avaient nulle part où aller, des gosses perdus et dépassés par les évènements. Y avait cette fille, Blair, typiquement japonaise, personne connaissait son vrai nom. Quatorze ans la gamine, manipulait le feu, un danger public. Puis Soichiro, gosse en colère et impulsif à la force surhumaine, quinze ans et totalement givré à mon avis. Et la petite dernière, Lulu, de ses onze ans la cadette. Adorable la Lulu si elle ne se servait pas de vos pires cauchemar contre vous. Ces gosses, ils étaient un peu ceux de Carito. Et puis moi je mentirais si je disais que je ne les aimais pas, gamins attachants, un peu envahissants mais marrants. On gardait le deuxième étage de l'usine pour nous, les marmots se contentaient du rez-de-chaussée déjà gigantesque pour trois. Moi j'étais bien là, avec Carolina et les autres mais il a fallut que tout soi gâché par cette mission. Je raconterai pas ça parce que ça m'enrage rien que d'y penser mais elle tua quelqu'un ce jour là. Aussi rebelle soit-elle, ça l'a... marquée, réellement. Pendant plusieurs mois, il ne restait d'elle que des petits morceaux que je recollais lentement. Elle se murait dans un silence insupportable, elle se figeait dans une posture que je ne pouvais regarder. Où était-elle passée ?... Carolina ? j'ai besoin de toi. C'est ce que je lui ai dis, en l'appelant par son prénom pour la première fois. L'appeler par son prénom l'avait quelque fois réellement enragée, personne ne l'appelait ainsi, elle était juste Carito. Mais c'est à ce moment qu'elle à commencé à me voir à nouveau, la lueur dans ses yeux s'était rallumée pour me bruler de ses pupilles aux paillettes d'or, enchantantes. J'avais souris, elle aussi, étreinte folle d'amour et regard de braises. J'avais rit, rit de joie, moi qui ne prends que trop peu le temps de rire.
Plusieurs années se sont écoulées comme ça, belles et lumineuses. Moi je vivais dans le moment présent, toujours merveilleux à ses côtés, elle qui réussissait à me faire voire la vie autrement. C'était beau et puis surtout ça ne pouvait pas durer. Ça ne serait pas drôle si ça n'avait pas de fin, n'est-ce pas ?
Aujourd'hui j'y pense encore et encore. Dans ma petite cellule, sur le matelas inconfortable, autant que celui de la planque mais [i]elle[/i] n'est pas là pour le rendre agréable. Je regarde le plafond, compte ses fissures et tâches d'humidité, passe ma main sur mon torse nu, compte mes cotes et mes cicatrices. Ils m'ont finalement eu, les connards. Elle, elle a dit qu'elle allait venir me chercher. J'ai peur. Elle est vraiment capable de le faire, je sais qu'il n'en résulterait rien de bon. Tant qu'il ne lui arrive rien, tant qu'elle ne souffre pas... Même si elle a déjà souffert de ma capture, c'est sûr, je veux qu'elle survive à ça. Qu'elle m'oublie même si en fait je ne le souhaite nullement, c'est mieux non ? Moi je pense encore et encore, car ils ne peuvent pas me retirer ça. Je pense à elle, aux marmots, aux autres insurgés... Je ne peux m'empêcher de ressasser ces moments que j'ai passé. Je ferme les yeux, elle est là. Assise sur le rebord de mon lit, elle parle, me raconte une histoire improbable, d'une fille transformée en loup qui cherche à parler à la lune pour pouvoir reprendre forme humaine. J'écoute, souris, ferme les yeux, sa voix me plait, c'est un chant mélodieux qui éveille mes sens. Je m'endors pas, ses paroles sont bien trop captivantes, je sens son sourire dans ses mots, son regard ailleurs à la structure étriquée de ses phrases et puis... son éloquent murmure, il s'arrête. Je me raidis, n'ouvre pas les yeux. Elle va sûrement reprendre, bientôt. ‹‹ Carolina... ›› Je sens sa main dans mes cheveux, son souffle réchauffe mon visage, ses cheveux me chatouillent le nez, ses lèvres humides se déposent sur ma joue, ses doigts caressent ma mâchoire en un effleurement des plus exquis ‹‹ Carolina... ›› je répète. J'ouvre les yeux, où-t-elle ? Pas à mon côté, la pièce est sombre et terne, froide et sent mauvais. Je suis seul et en sueur. Comme toujours. Seul et en pleurs. </div>
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<div style="font: 15px calibri;line-height: 90%; color: #444444; text-transform: uppercase; margin-left: 30px; margin-right: 30px; letter-spacing: 1px; text-align: center; border-top: 1px solid black;"></div>
<table><tr><td><div style="width:100px; height: 100px; overflow: auto; padding: 10px;"><img src="http://i76.servimg.com/u/f76/18/10/74/45/022_na10.jpg"></div></td><td><div style="border-left: 1px dashed #000000; width:300px; height:  100px; padding: 10px; overflow: auto;  font-size: 11px; text-shadow: 1px 1px 1px rgb(191, 191, 192);">۞ <strong>PRÉNOM OU PSEUDO :</strong> Celestine
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۞ <strong>COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM ?</strong>Top-site ! (je votais pour Fée-Verte)
۞ <strong>COMMENT TROUVEZ-VOUS LE FORUM ?</strong> Très joli, bien construit, le contexte me plait énormément.
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MessageSujet: Re: Carolina Itzel Ramirez Espinoza † Carito   Ven 9 Aoû - 4:04

Pour le code en fait je l'avais enlevé pour voir si ce que j'avais fait était assez long hahahah. Et puis je trouvais que c'était pas mal non plus comme ça vu que le texte est continu, (enfin à peu près quoi ._.).

Pour le type de Kimyona mais c'est X évidemment xD. Merci pour tes compliments ça fait plaisir ^^ au départ j'aurai dû écrire plus mais j'étais plutôt crevée du coup je me suis dit que ça suffirait -__- Je suis plutôt flemmarde en fait. x)

Oui oui, je vais voir tout cela de suite. ^^
Merci pour cet accueil en tout cas ! (:
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MessageSujet: Re: Carolina Itzel Ramirez Espinoza † Carito   

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Carolina Itzel Ramirez Espinoza † Carito

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