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 Yuna Tôgashi

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Yuna Tôgashi

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♠ Identité de votre personnage
Race: Kimyōna C
Age: 17 ans
Métier: Etudiante/Fabricante de bombes...

MessageSujet: Yuna Tôgashi   Ven 16 Aoû - 7:09


© Arrogant Mischief sur Never Utopia
YUNA TÔGASHI

« Demoiselle de la mécanique »



۞ NOM : Tôgashi
۞ PRÉNOM(S) : Yuna
۞ SURNOM : Aucun
۞ AGE : 17 ans
۞ NATIONALITE: Japonaise
۞ LIEU DE VIE : Tokyo, quartier Shibuya
۞ PROFESSION : Etudiante en électronique et mécatronique/Fabrique des bombes et des appareils électroniques pour les Insurgés...
۞ GROUPE : Les civils
۞ RANG : Les Insurgés
۞ KIMYONA ?  : Oui
۞ SI OUI, QUEL EST VOTRE DON ?  : Télépathie

۞ AVATAR : Mikki Ulzzang
۞ DOUBLE COMPTE ? NON
۞ PREDEFINI ? : NON


DESCRIPTION PHYSIQUE


Tu possèdes un visage ovale et plutôt fin. Un visage ordinaire. Un visage parmi tant d’autres. Un visage qui n’a jamais marqué un seul esprit, faute d’être particulièrement repoussant ou au contraire, d’une beauté surnaturelle. Si un jour quelqu'un a l’occasion de poser ses yeux sur toi, il pourra remarquer que tu ne possèdes rien qui puisse rendre jalouse un mannequin ou qui puisse faire frémir de dégoût la première personne venue. On t’a déjà dit que tu a un visage plutôt agréable à regarder mais ça s’arrête là. Sinon, tu as tout ce qu’il faut dessus. Un nez, une bouche, des oreilles, des yeux…Tiens, discutons-en, de tes yeux. Ils sont d’un beau marron profond, que tu tiens de ton père et qui te va très bien. Cependant, peu importe leur couleur… Que voit-on dans le regard d’une personne ? On peut généralement réussir à savoir si elle est triste ou heureuse, énervée ou calme, d’accord ou non avec ce que l’on dit… Les expressions du visage s’ajoutant à celles du regard, il est possible de deviner ce que ressent une personne. Pas avec toi. Toi, tu es dans la catégorie « exception » que l’on trouve dans chaque domaine. Une émotion peu puissante ne passera pas la barrière de ton visage : tout sera ressenti, rien ne sera exprimé. Oh, bien sûr, tu souris quand quelqu’un te souris, tu ris quand quelqu’un ris ou dit quelque chose de drôle, tu peux verser quelques larmes en réponse aux pleurs d’une autre personne. C’est communicatif. Humain. Mais excepté cela et excepté lorsqu’un sentiment est trop fort pour être contenu, ton visage reste neutre. C’est assez étrange au début, mais on s’y habitue. Cependant, la première chose que les gens remarquent en t'observant de loin, ce n'est pas ton visage mais sans aucun doute ta magnifique chevelure d'un noir brillant. Tes cheveux sont plutôt fins, lisses et tu préfères les attacher, histoire qu'ils ne viennent pas faire obstacle entre tes yeux et tes livres ou tes appareils électroniques.

Morphologiquement, tu es… relativement hors norme. Trop petite, trop maigre. Fluette. Honnêtement, comparer ton corps à une brindille qui menacerait de se briser à tout moment, ce ne serait qu’exagérer un petit peu. Tu n’as que la peau sur les os, comme on dit, avec une petite couche de muscle aussi, mais pas très développée non plus. D’ailleurs, les âmes charitables qui te voient porter de lourdes charges, se précipitent toujours pour t’aider. Tu sais que ça part d’une bonne intention mais tu ne peux pas t'empêcher de trouver cela un peu vexant. Tu t’estimes tout de même capable de porter une pile de manuels sans avoir besoin d’être systématiquement soulagée de la moitié de son poids…. Mais même si tu n'es pas très musclée et pas vraiment faite pour le sport en général, tu cours très vite. Pas longtemps mais vraiment très vite. Quand on n’a pas beaucoup de poids à soulever, ça aide. Tu pourrais rendre envieuses certaines filles si elles savaient qu'en plus de te gaver de friandises à longueur de journées sans bouger de la chaise où tu lis tes livres ou bricoles tes projets, tu ne prends pas un kilo... Bref, tu trouves qu’un mètre cinquante à 17 ans, c’est vraiment très peu. Il y a longtemps que tu t'es habituée à devoir lever la tête pour regarder quelqu’un dans les yeux mais tout de même ! Quoi qu'il en soit, tu vis très bien comme ça et tu n’y peux absolument rien. Que tu te gaves de chocolat ou non, tu ne grossis pas et tu as de la chance parce que sinon, tu serais vraiment énorme.

Sinon, tu as certaines particularités propres au rat-de-bibliothèque. Je veux dire que tu a une apparence qui laisse clairement deviner que tu préfères passer des journées enfermée avec tes manuscrits préférés, les plans de tes inventions, tes outils et tes composants, étudiant avec bonheur des sujets que d'autres considèrent comme barbants et complexes et ne sortant de ton lieu d'étude que pour satisfaire tes besoin primaires comme manger, aller au petit coin etc... Tu es pâle, donc. Très pâle. Parce que le soleil n'a pas souvent l'occasion d'être en contact avec ta peau. Et comme de toute façon, tu n'as aucune forme d'attirance pour cet astre, cela ne te dérange pas. Ensuite il y a ta musculature peu développée, que j'ai déjà évoquée plus haut, et sur laquelle je ne reviendrai pas. Puis, on peut noter tes yeux. Qu'ont-ils de particuliers ? On les sent fatigués d'avoir lu des milliards de petits caractères et de s'être plissés pour mieux guider tes mains lors de tes travaux manuels, comme souder une minuscule résistance à tes plaques de composants... Ta vue se dégrade petit à petit, même si tu restes très jeune. C'est pourquoi tu portes des lunettes dès que tu te mets à travailler, tant pour corriger le léger flou qui s'installe doucement que pour t'épargner un mal de tête mémorable.

Il ne me reste plus qu'à parler d'une seule chose : ton style vestimentaire. En public, tu ne cherches pas à te mettre en valeur, préférant rester discrète donc tu as adopté le style « madame tout le monde ». D'ailleurs tu trouves l'uniforme de ton école très pratique puisqu'il permet de se fondre dans la masse. Cependant, lorsque tu rentres chez toi et te retrouves seule, les couleurs ternes de tes vêtements quotidiens te paraissent insupportable. Tu revêts alors une des tenues de ton immense armoire, n'hésitant pas à adopter des couleurs voyantes ou des tissus extravertis, t'autorisant de porter quelques bijoux et quelques accessoires... Il t'arrive de sortir comme cela dans la rue lorsque tu es sûre que tu ne vas pas croiser quelqu'un de ton entourage mais entre nous, je suis presque sûre qu'ils ne te reconnaitraient pas !


DESCRIPTION MENTALE

Tu es précoce, Yuna. Si, si, je t’assure. Mais tu t’en doutais, n’est-ce pas ? Tu t’es sans doute déjà posé des questions. Et tu as sans doute trouvé la réponse, il y a bien longtemps. Peut-être même au moment où tu as découvert la définition de ce mot qui te qualifie si bien. Précoce… Tu sais que tu n’es pas comme les autres enfants. Tu te sens différente. Tu les trouves idiots. Tu sais pourtant que ce sont eux qui sont normaux…Tu es plus mature qu’eux, intellectuellement parlant. Tu comprends plus de choses que tu ne le devrais. Tu n’as pas besoin que l’on t’explique en long en large et en travers, de toutes les manières possibles, une idée ou un événement, pour les comprendre. Enfin, lorsqu’il s’agit de choses qui ne sont pas extrêmement complexes. Quoi qu’il en soit, tu possèdes indéniablement plus de connaissances que tes camarades de classe. Pour ce qui est des nouvelles notions, tu ne mets pas beaucoup de temps pour les assimiler. De plus, tu retiens tout. La moindre petite information. Enfin, c’est peut-être un peu exagéré. Quoi que, ce n’est pas sûr. Je te sais capable de réciter par cœur des poèmes ou des chansons en ne les ayant entendus que deux ou trois fois, par exemple. Tu possèdes une mémoire des plus impressionnantes. Une mémoire qui parait sans fond. Une mémoire que tu bourres d’informations à longueur de journée.

Parce que la connaissance t’attire. Tu fouines partout, tu n’arrêtes pas de poser des questions, parfois sur des sujets qui dépassent totalement tes proches. Tout ça dans le but d’en savoir plus. Toujours plus. On n’en sait jamais assez, d’après toi. Ta curiosité devient presque effrayante parfois. Lorsque tu piques une crise parce que ton père n’a pas de réponse à te donner, par exemple…  N’importe quelle connaissance sur la philosophie, la politique, les problèmes métaphysiques ou sur n’importe quoi d’autre est bonne à prendre. Tu te passionnes, Yuna. Là aussi, tu es parfois effrayante. Lorsque tu t’enfermes dans ta chambre pendant plusieurs jours, armée de tes encyclopédies et que ta passion pour un sujet se transforme petit à petit en obsession… Heureusement, cela ne dure pas. Tu n’as besoin de personne pour satisfaire ta soif de connaissance. Tu aimes apprendre seule. Tu vas à ton rythme. Un rythme impressionnant, soit dit en passant. C’est comme ça que tu as appris à lire. Par tes propres moyens et bien avant l’âge normal. Je ne sais absolument pas comment tu t’y es prise mais tu as réussi. Aujourd’hui tu lis énormément. Des livres complexes mais il t’arrive aussi de préférer les histoires d’aventure.

Cependant, tu n’es pas intéressée que par les sciences ou ce genre de sujets. Tu éprouves aussi une attirance pour les domaines artistiques. La peinture, le dessin, la musique... L’Art. Tu aimes dessiner et tu avais cinq ans lorsque tu as appris à jouer du piano. Tu aimes pratiquer mais peut-être encore plus étudier. Les différents courants artistiques, les peintres, les œuvres célèbres et tout cela… Tu aimes aussi les jeux de logique, ceux qui amènent à réfléchir et à se torturer le cerveau. Parce que tu adores être en difficulté. Lorsqu’on met longtemps à découvrir une réponse, on est d’autant plus fier et heureux lorsqu’on la trouve ! Bref, la logique, le rationnel, c'est ton truc. Mais, Yuna... Comment fais-tu pour résoudre des problèmes qui n'ont rien de logique, justement ? Comment fais-tu, lorsque tu dois régler un problème sentimental ou émotionnel ? Les mathématiques sont une chose que tu maîtrises puisqu'elles sont régies par des règles bien précises. L'amour, l'amitié, la compassion, ou autres sentiments, ce n'est pas ton fort. Tu les ressens mais tu ne les comprends pas toujours. De plus, que les gens puissent ressentir des émotions différentes dans les mêmes circonstances, cela ne t'arranges pas ! Résultat, tu n'es pas toujours très douée dans tes relations. Tu ne sais jamais vraiment comment réagir. Et tu ne peux tout simplement pas prendre une décision qui relève de ce domaine. Il faut avouer que cela te dépasse. Pourtant, tu ne peux pas t'empêcher de trouver cela extrêmement intéressant...

Mais… Tu es une solitaire, Yuna. Même si les rapports humains t’intéressent, pour toi, il s’agit plus d’un sujet d’étude passionnant qu'autre chose. Tu fuis les gens de ton âge ou plus jeune que toi car ils te mettent encore plus mal à l'aise que les autres. Eh oui, c'est en les côtoyant que tu vois à chaque seconde que tu es différente. Par contre, tu aimes discuter avec les adultes. Ils sont plus proches de toi et lorsque l'envie te prend, tu n'hésites pas à aller voir les professeurs à la fin des cours pour les questionner et profiter de leur savoir. Cependant, il arrive que ce soit pour raisons plus... Humaines. Quand tu en a assez de la solitude par exemple... Malgré cela, je ne pense pas me tromper en affirmant qu'effectivement, la plupart du temps, tu préfères être seule. Au moins on ne te considère pas comme une chose étrange. Dommage, tu es pourtant pleine d’humour ! Capable de manier l’ironie avec aisance ! Tu as cette qualité et tu en as conscience. Tu n’es pas contre un bon fou rire de temps en temps et tu t’en sers parfois, pour notre plus grand plaisir. Mais – oui, encore une contradiction – malgré ton attirance pour la solitude, tu es très altruiste. Tu aimes aider les autres. Non, c'est pire que ça : c'est un besoin. Même si tu ne connais absolument pas ladite personne, si elle a besoin d'aide, tu la lui apportera.... Une adulte dans le corps d’une adolescente. Voilà ce que tu es. Une adulte prisonnière d’une chair trop jeune pour elle. Ne prends pas cet air surpris. Je sais que tu fais semblant. Que tu fais semblant d’être normale. Que tu rejettes ce que tu es vraiment. Mais ça, j’en parlerai plus tard…

« Sous le masque de la complexité, la simplicité se questionne »

Dyssynchronie. Ton mal. Si être quelqu'un d'intellectuellement précoce a ses avantages, voici maintenant ce qui te pose problème. Tous ces « dysfonctionnements » ont chacun une appellation assez technique que je ne préfère pas évoquer, de peur d’alourdir ta description. Tout d'abord, je vais parler des difficultés que tu rencontres au niveau psychomoteur... Pour résumer, tu es horriblement maladroite... C'est comme si tes pensées étaient en décalage par rapport à tes gestes. Comme si tu pensais trop vite pour que tes mains puissent suivre le rythme. Car oui, même si tu ne t'en rends pas compte, tu vas toujours trop vite ! Cependant, ça ne veut pas dire que tu fais mal les choses ou que tu les fais à moitié. Lorsque tu dois réaliser un travail manuel, même si tu sais exactement quoi faire, tu prends le temps de bien calculer tes gestes. Cela rend ton travail un peu plus pénible mais tu finis par être fière du résultat. Bref, pour rester dans le même type de problèmes, on peut aussi noter tes difficultés à écrire ou à parler. Lorsque tu es armée d'une feuille et d'une plume, il est assez fréquent que tu oublies des mots ou que tu finisses par raturer des morceaux de phrases. Pour la même raison. Tu crois avoir déjà écrit un mot mais tes mains achèvent à peine le précédent. Tu oublies des lettres donc tu barres. Et c'est pareil lorsque tu prends la parole. Tu n'articules pas, tu manges la fin de tes phrases et surtout : tu parles trop vite. On te demande souvent de répéter, pour une de ces trois raisons. Tu fais des efforts pour parler plus lentement mais cela te déranges... Pour donner une image, c'est comme si nous, nous parlions en laissant de petits silences entre les mots et en articulant exagérément. C'est l'impression que tu as lorsque tu te forces à ralentir. Du fait, tu évites de prendre la parole. C'est plus simple pour tout le monde.

J'ai déjà évoqué le fait que tu étais étonnamment mature pour ton âge et pourtant, ça n'est pas toujours le cas. C'est encore un des effets de la dyssynchronie. Ta maturité n'est pas toujours en concordance avec ton intelligence. Par exemple, tu as des peurs complètement irrationnelles pour quelqu'un comme toi. Quel génie a peur du noir ? Pourquoi te retrouver dans une pièce obscure te fait-il peur ? Comme les enfants, dès que tu en a la possibilité, tu laisses la lumière allumée pour dormir et tu as développé des sortes de manies pour évacuer ton anxiété... Avant de te coucher tu regardes dans les quatre coins de la chambre, sous le lit, dans les placards... Juste pour te rassurer. Ceci n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Autant dire que cela déroute ton entourage. Ils savent que tu es surdouée, ils savent que tu es normalement très mature... Alors pourquoi ? Ils ne te comprennent pas. Et à vrai dire, toi non plus tu ne te comprends pas vraiment. Tu sais juste que tu es ainsi et que certains aspects de ta personnalité provoquent l'incompréhension de tes proches...

En fait, non... Tu n'as pas vraiment de personnalité. C'est triste à dire mais c'est comme ça. Et il y a plusieurs raisons à cela. Tout d'abord, la sensation permanente de ne pas être dans la norme... Tu as peur du regard des autres, du regard qu'ils pourraient te lancer en contemplant ta différence et tu ne vas pas chercher à t'affirmer, plutôt à caler ta personnalité sur celle de tes interlocuteurs. Même si tu as déjà des avis bien arrêtés sur certains sujets, tu ne vas pas vraiment chercher à les défendre ou à exposer un point de vue qui diverge de celui de la personne à laquelle tu parles, sauf exception. Donc, tu adaptes plus ou moins ta façon d'être en fonction des personnes. Cela devrait faire de toi l'amie idéale, non ? Pourtant, tu n'arrives pas à t'intégrer dans les groupes. Parce que les gens te considèrent comme « étrange ». Tantôt ton génie les fascine et provoque presque de l'admiration, tantôt ils te rejettent parce que tu es différente d'eux. Et tous cela a fait « obstacle » a la construction de ta personnalité. C'est ton statut d'enfant précoce qui te caractérise. Tu n'as rien de plus... Rien... Ou peut-être, la véritable Yuna se cache au fond de toi, comme un petit observateur curieux qui ressent les choses mais ne peut rien faire. Je sais que Yuna existe. Je sais qu'elle attend simplement quelqu'un avec qui elle pourra être enfin elle même...





VOTRE DON

Quand as-tu découvert ton pouvoir, celui de la télépathie ? Récemment je pense, cela explique pourquoi tu ne maîtrises pas encore toutes les facettes de ton don. Pourtant ton jeune esprit de surdouée ne cesse d'analyser cette force qui est en toi, cette étrange capacité de ta conscience à se relier à celle des autres. Tu apprends seule, fait des tests à l'abri des regards indiscrets, tu découvres petit à petit ta nature de Kimyona... Ainsi, tu développes quelques particularité de ton don...
♦ Tu peux choisir de révéler clairement ta présence lorsque tu tends ton esprit vers quelqu'un afin de transmettre des messages, des images ou des idées. C'est la première capacité que tu as découvert et que tu maîtrises désormais parfaitement. Il t'est désormais possible de maintenir une conversation mentale tout en faisait autre chose dans le domaine physique.
♦ Tu as découvert que chaque esprit possède une empreinte qui lui est propre, un mélange de pensées, de valeurs, de sentiments... Tu sais maintenant reconnaître ces empreintes et donc les esprits, à condition d'avoir eu au moins une fois un contact mental avec ces derniers. Ce pouvoir est très apprécié par les Insurgés. Grâce à lui, en te concentrant et en faisant totalement abstraction du monde physique, tu peux parvenir à localiser une personne si elle n'est pas située à des milliers de kilomètres de toi. En cas de problèmes, puisque tu as effleuré l'esprit de chacun des Insurgés pour te rendre plus utile, tu peux dire avec précision où se trouvent les membres en mission sur le terrain. Désormais, on te donne des objectifs beaucoup plus dangereux... Tu dois entrer en contact mental avec un maximum de membres de la Brigade Spéciale sans que ces derniers ne remarquent la petite présence qui se glisse dans leur esprit afin de pouvoir avertir les chefs si uns d'entre eux s'approchent du QG et de pouvoir guider les Insurgés en mission... Tu es devenue leur vigie, leur guide...





VOTRE HISTOIRE

Tu es née à Tokyo, lors d'une magnifique nuit d'été. Ta naissance fut accueillie comme une bénédiction pour tes parents qui avaient dû supporter pas moins de trois fausses couches. Ta mère avait été d'autant plus heureuse de te tenir dans ses bras et les étoiles dans ses yeux était la promesse que tu ne manquerais pas d'affection et de marques de tendresse. Meiko mit pourtant plusieurs mois avant de se remettre de son accouchement, sa santé n'ayant jamais été très solide. Elle refusait de te laisser quitter ses bras plus d'une heure, serrait avec adoration ton petit corps chaud et gigotant contre son cœur pendant de longs moments. Ton père, Haku, ne parvenait à la séparer de toi que pour te promener lorsque tu pleurais ou encore lorsqu'il fallait te baigner, à l'époque où sa femme restait la plus grande partie de la journée allongée. Le jour où elle dû reprendre son travail d'institutrice et ton père son travail d'informaticien, elle te laissa à regret chez une nounou et ce fut presque un drame pour elle... Entre ta mère qui te couvait trop et Haku qui n'était pas aussi débordant d'affection, les Tôgashi avaient des comportements très différents avec toi. Cela venait peut être du fait que ta mère, née avec un don de projection astrale avait été rejetée par ses parents et ne souhaitait pas que sa fille subisse la même chose tandis que ton père avait un comportement plus traditionnel, n'ayant pas de raison particulière pour te couver autant.

Tu grandis donc dans cette atmosphère double, tantôt noyée de câlins et de bisous, tantôt aimée sans pourtant être aussi étouffée... Car oui, il ne fallut pas attendre beaucoup de temps pour que tu commence à trouver ta mère envahissante. Tu appréciais les silences posés de ton père lorsque tu étais seule avec lui, cette façon simple et direct avec laquelle il disait les choses, cette manie de passer une main dans tes cheveux avec douceur lorsqu'il te trouvait adorable, tu aimais le regarder travailler sur son ordinateur, étudiant des séries de codes très complexes, ce petit air sérieux qu'il prenait lorsqu'il se concentrait. C'était quelqu'un de calme et posé mais il arrivait fréquemment qu'il oublie ta présence. Lorsqu'il travaillait, plus rien d'autre n'existait et dans ses moments là, il ne percevait plus la petite fillette qui jouait tranquillement dans un coin, ne réagissant que lorsqu'elle criait de sa petite voix aiguë qu'elle avait faim. Haku t'aimait à sa façon mais parfois tu te sentais très seule. Avec ta mère, c'était très différent. Elle avait une toute autre façon d'exprimer son amour. Se voulant tendre, elle était pourtant la plupart du temps assez brusque, te serrant trop fort ou marquant ton visage de baisers plus violents que doux. En ta présence, elle se transformait... Son petit bébé était là, son visage de poupée, ses petites mains, fruit de ses entrailles, elle avait tellement envie de la garder tout contre elle à longueur de journée ! Lorsque tu essayais de te dégager de ses étreintes, elle avait un air si peiné que tu finissais par la laisser faire. Cependant, il arrivait que la fatigue la rendre un peu moins hystérique. Tu profitais alors de ses douces caresses et ses légers baisers, t'endormant volontiers dans ses bras. C'était ta famille, ton père et ta mère et bien qu'ils aient des façons différentes de te montrer leur amour, tu les aimais tous les deux...

Très tôt, tu fis la démonstration de tes étonnantes capacités intellectuelles. L'année de tes trois ans, tu étais dans le salon, feuilletant tranquillement un livre de cuisine de Meiko. Pensant que tu regardais simplement les images,  cette dernière fut choquée de t'entendre dire d'une voix haute, claire mais hésitante :
« Maman, tu pourrais faire des raavii...olis !!? »
Le silence s'installa, Haku quitta son écran des yeux et te fixa. Interloquée, ta mère te prit le livre des mains et tomba sur la page de la recette des raviolis chinois. Elle se tourna vers son mari et lui fit signe de la rejoindre pour lui montrer le livre. Il se leva de son siège, s'approcha ensuite de sa fille et la prit sur ses genoux.
« Tu sais lire ma chérie ?
- Je ne sais pas, ça veut dire quoi, lire ? »

Tu parlais déjà étonnamment bien pour ton âge même si tu bafouillais très souvent. Tes parents avaient déjà remarqué que lorsque tu jouais, tu faisais preuve d'une logique et une précision qui faisaient défaut aux autres enfants. Tu rangeais tes cubes par couleur, tu construisais des tours symétriques, tes peluches étaient triées par ordre croissant de taille sur ton étagère... Et tu tenais toujours les livres à l'endroit... Les petits fascicules d'images destinés aux enfants mais aussi les programmes télé, les magazines, les romans qui traînaient dans la chambre de tes parents... Voulant vérifier si tu n'avais pas simplement reconnu l'aliment sur l'image, ton père pris le journal qui traînait sur la table et l'étala sur tes petites jambes. Puis, désignant un mot au hasard :
« Tu serais capables de dire ce que je montre à haute voix ?
- …
- Non ?
- Noou...velles arresss...ta...tions »

Haku, hébété,  fixa pendant plusieurs secondes le journal à l'endroit où il écrasait le papier... Puis ta petite voix aiguë raisonna dans la pièce tandis que tu affichais cette mine adorable de l'enfant qui s'interroge :
- Mais papa !! Ça veut dire quoi, lire ?? »

Après cet épisode, tes parents décidèrent de faire ce qu'il faut pour que tu t'épanouisses. Ne sachant pas vraiment comment se conduire avec toi, ils prirent rendez-vous chez un psychologue spécialisé pour lui demander conseils. Ils s'équipèrent en encyclopédies sur tous les sujets possibles, commencèrent à mettre de l'argent de côté pour te payer des cours particuliers lorsque tu aurais l'âge et en attendant ce moment, t'apprirent à lire et à écrire avec les méthodes normales afin que tu ne prennes pas d'habitudes qui puissent te gêner plus tard. Il ne fallait absolument pas freiner ton désir d'apprendre, répondre à toutes les questions que tu posais jusqu'à ce que tu saches te documenter pour trouver les réponses par toi même. Ils firent tout pour que tu puisses t'épanouir intellectuellement et pour que tu puisses étancher ta soif de connaissance. Et plus tu grandissais, plus cette soif s'accentuait... Tu allais à l'école traditionnelle, plus dans le but de te faire des amis et de t'intégrer que d'apprendre. Tu savais déjà tout ce qu'on y enseignait. Et tu t'ennuyais franchement... Quand aux autres élèves, tu ne leur parlais pas vraiment, les trouvant stupides ou alors c'était eux qui te rejetait pour ta différence. Tu passais tes récréations à questionner tes maîtres sur des sujets bien plus complexes que « Ai va à l'école » ou « Koichi fait ses lacets »... Ils essayaient de t'occuper en te donnant plus d'exercices mais tu t'ennuyais toujours autant. Tu savais qu'à la maison, les cours particuliers t'attendaient et ils étaient nettement plus intéressants ! Tu préférais largement discuter avec des adultes, tes parents y compris... Le psychologue leur avait conseillé de te parler comme si tu étais nettement plus âgée, ton père y parvenait très bien mais ta mère... Plus le temps passait, moins tu supportais les surnoms idiots qu'elle te donnait ou la façon absurde dont elle te parlait, toujours à tout simplifier au maximum jusqu'à ce que ça en devienne ridicule, comme si elle s'adressait à un poupon au berceau... Pour elle, tu étais encore son petit bébé et elle était rigoureusement incapable de parler de sciences ou de l'histoire de l'Ancien Monde avec toi... Qu'est ce qu'elle pouvait t'agacer ! Pas étonnant que tu aies fait ta crise d'adolescence à 7 ans et demi !  

Le premier événement marquant de ta vie se passa l'année de tes dix ans.  Un soir, tu rentras du collège et personne ne vint t'accueillir lorsque tu ouvris la porte d'entrée. Pas de bras qui se refermaient autour de toi, pas de voix qui te pressait de raconter ta journée, pas de lèvres se posant sur tes joues... Ta mère n'était pas là. Tu trouvas cela étrange mais tu ne t'inquiétas pas tout de suite, supposant qu'elle était partie faire des courses ou qu'elle était coincée dans les embouteillages, comme cela arrivait parfois. Cependant, lorsque ton père rentra de son travail, plusieurs heures plus tard, elle n'était toujours pas là. Tu avais essayé de la joindre sur son portable mais tu tombais systématiquement sur sa messagerie. Lorsqu'il commença à faire nuit, Haku appela la police. Ce n'est que le lendemain qu'ils firent quelques recherches dans leurs dossiers et qu'ils annoncèrent d'une voix neutre :
« Tôgashi Meiko, arrêtée le 25 janvier 2156 à proximité du parc Yoyogi à Tokyo vers 15h45. Il a été signalé à la Brigade Spéciale qu'elle possédait un don dangereux pour son entourage et notamment pour sa petite fille. Les sources sont Hiroshi et Ailun Misaki, parents de l'accusée. Elle a été conduite au Centre d'Isolement 1.0 juste après son arrestation. »
Ton père raccrocha furieusement le téléphone et pour la première fois de ta vie, tu le vis pleurer. Ils n'avaient même pas pris la peine de les prévenir plus tôt, ils l'avaient arrêtée dans la rue, lorsqu'elle était sans défense et ne lui avaient même pas permis de revoir sa famille... Et ces Misaki... Dénoncer leur propre fille... Lorsqu'ils avaient appris ton existence, ils avaient voulu te « protéger » de ce don que Meiko n'utilisait plus depuis des années... Haku s'écroula sur le canapé et tu ne trouvas rien d'autres à faire que de te blottir contre lui et de mêler tes larmes aux siennes...

A partir de ce moment, tu te surpris à regretter les marques de tendresse trop prononcées, les recommandations qu'elle te faisait avant que tu ne claques la porte, l'odeur des makis qui emplissait l'air le vendredi soir, les petites chansons qui se faisaient entendre depuis son bureau... Tout cela te manquait alors que tu passais ton temps à t'en plaindre auparavant... La chaleur de ses bras était devenu pour toi quelque chose de si habituel qu'en être brutalement privée te serrais le cœur. On t'avait arraché ta mère. On avait arraché une partie de ta vie. Tu n'avais jamais eu l'occasion de lui dire clairement que tu l'aimais, tu n'en voyais absolument pas l’intérêt et tu n'avais jamais été douée avec tes sentiments ou les relations humaines... Tu étais perdue, ne savais pas quoi faire, refusais d'accepter simplement qu'on puisse enfermer ta mère sans raisons valables. Tu ne t'étais jamais vraiment intéressée aux Kimyona, cela changea à partir de ce jour. Ce fut également le cas pour ton père... Il était complètement bouleversé par la disparition de sa femme, qu'il aimait plus que tout au monde malgré leurs différences... Vous vous renseignèrent tous les deux à propos de ce qu'il se passait exactement avec les Kimyona, car hormis les informations diffusées par la propagande, vous ne saviez pas vraiment ce qu'il se passait. Vous découvrirent que ce genre d'injustice, ces enfermements totalement arbitraires et infondés étaient très courant, de nombreuses familles en souffraient... Ton père décida de faire quelque chose contre cela, espérant que sa femme lui reviendrait un jour ou l'autre. Il s'engagea d'abord chez les Indignés mais il fut peu satisfait, estimant que leurs actions ne pesaient pas bien lourd. Il respectait l'aide qu'ils apportaient aux reclus mais il trouvait les manifestations inutiles et leurs idées trop peu concrètes. C'est ce qui le conduisit aux Insurgés. Il trouva une place de choix comme informaticien, ou plutôt comme hacker... Son rôle ? Pirater les bases de données du gouvernement sans laisser de traces...

Tu avais 12 ans. Tu avais perdu ta mère et ton père était très absent car pris par ses nouvelles activités. Lorsqu'il était à tes côtés, il n'était plus que l'ombre de lui même, ne pensait qu'à Meiko. Il ne faisait plus vraiment attention à toi. Tu n'allais plus à l'école, te contentant de tes cours privés, de tes encyclopédies et d'internet et cela ne le dérangeait pas. Ta vie sociale était réduite à néant mais tu pouvais assouvir ton besoin de connaissances et à cette époque, tu redoutais les enfants de ton âge. A 12 ans, tu avais déjà le niveau d'un élève en fin de terminale et un an plus tard, tu fis ton entrée à l'université d'électronique et mécatronique de Tokyo. Tu avais déjà mémorisé une partie du programme de la première année à ton inscription, ce qui te permet de te concentrer sur autre chose... Ton don. Tu l'avais découvert quelques mois plus tôt et tentait de le maîtriser au maximum. Tu n'avais pas voulu prévenir ton père pour ne pas l'inquiéter mais il s'avérait que tu avais besoin de quelqu'un sur qui t’entraîner... Tu avais traumatisé une petite fille dans la rue qui avait senti ta présence dans son esprit et tu ne tenais pas à retrouver la Brigade de si tôt... Tu lui en parla donc et il fut à la fois emballé et effrayé par ton don. Effrayé car il prit conscience qu'un autre membre de sa famille risquait de lui être arraché si vous ne faisiez pas assez attention. Il vit soudain ta présence sous un autre angle, la petite gamine encombrante qui l'obligeait à rentrer tous les soirs chez lui au lieu de travailler chez les Insurgés était soudain devenue la petite fille adorable, la chair de sa chair, qui lui fallait absolument protéger. Il ne voulait pas perdre ce qui lui restait de Meiko... Surtout que ton don pouvait s'avérer très utile, de même que tes compétences en électronique...

Il te présenta aux Insurgés l'année de tes 13 ans. Tu étais la seule enfant du QG mais les adultes cessèrent de te considérer comme une gêne supplémentaire lorsque tu réparas le générateur qui était récemment tombé en panne et qui les privais de la majorité de leurs moyens techniques. Tu attiras l'attention de certains Insurgés qui voyait déjà en toi la future mécanicienne et électricienne qui manquait à leur base. Et en plus, ton don les intriguait. Quelques personnes se montrèrent volontaires pour que tu t'entraîne sur leur esprit, Haku t'emmenais au QG dès que tu n'avais pas cours et en l'espace de 4 ans, tu deviens une de leurs Fidèles. Devenue le guide des Insurgés grâce à ton don, tu n'agis pas directement sur le terrain mais tu es devenue un élément essentiel. Lorsque tes études seront terminées, tu pourras te concentrer sur ton principal objectif : retrouver ta mère. La faille du centre est connue, ne reste plus qu'à préparer la plus grande expédition jamais menée et recruter avec de membres pour pouvoir attaquer et libérer les détenus... Malgré l'aspect impossible de cette manœuvre, tu ne perds pas espoir et fais de ton mieux pour remplir tes responsabilités... Advienne que pourra ~




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۞ AGE (facultatif) : 18 ans
۞ COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM ? Je l'ai connu sous le nom de Solaria et j'ai aidé à construire Gaikoku Kin'dai !
۞ COMMENT TROUVEZ-VOUS LE FORUM ? Bon boulot chère collègue =D
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Dernière édition par Yuna Tôgashi le Dim 28 Fév - 1:06, édité 31 fois
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Moïra Sasaki

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MessageSujet: Re: Yuna Tôgashi   Lun 19 Aoû - 0:02

Envie de poster un petit message, j'adore ce début de présentation. J'ai dévoré les descriptions ! J'aime beaucoup le style d'écriture que tu as adopté, ça change, c'est frais et surtout je trouve que cela rend ton texte très vivant ^-^. Pour résumé, je suis fan !
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Yuna Tôgashi

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MessageSujet: Re: Yuna Tôgashi   Lun 19 Aoû - 3:25

Marchi beaucoup !! J'aime pas trop trop écrire à la troisième personne mais je ne connais pas assez bien mon personnage pour écrire à la première donc j'ai opté pour la deuxième :3 C'est assez rare et bizarre mais mon perso est spécial aussi et j'avais un tit truc en tête pour expliquer qui est vraiment ce narrateur qui observe les faits et gestes de Yuna... Je laisse la surprise inRP Cool
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Moïra Sasaki

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MessageSujet: Re: Yuna Tôgashi   Lun 19 Aoû - 3:28

C'est vrai que c'est très rare, mais je ne trouve pas ça bizarre du tout.
Ton écriture m'a conquise ! I love you 
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Yuna Tôgashi

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MessageSujet: Re: Yuna Tôgashi   Ven 25 Oct - 1:46

Je m'auto-valide ! (ENFIN OUI)

Moïra, si tu trouves le courage de lire l'histoire, tant mieux mais j'ai honte tellement c'est pas intéressant =.=
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Yuna Tôgashi

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